Rafael Jódar, 20 ans, entre dans l'histoire du tennis après une remontée à Shanghai

Rafael Jódar apporte l’énergie du tennis universitaire et une ascension fulgurante à ses débuts en Laver Cup

Exploit à Shanghai : Jódar renverse Lehecka et rejoint les octaves

Le jeune Espagnol Rafael Jódar continue d'impressionner sur le circuit ATP. Ce lundi 12 octobre 2026, il a renversé le Tchèque Jiří Lehečka au troisième tour du Masters 1000 de Shanghai, s'imposant 4-6, 7-6(2), 6-4 après plus de deux heures de jeu. Cette victoire lui ouvre les portes des huitièmes de finale, où il affrontera le vainqueur du duel entre Arthur Fils et Botic van de Zandschulp.

À seulement 20 ans, le joueur du Club de Tenis Chamartín confirme un début de saison exceptionnel. Cette qualification constitue déjà un exploit : il devient le plus jeune joueur à atteindre les huitièmes de finale lors de cinq Masters 1000 consécutifs, dépassant un record détenu par Novak Djokovic.

Un mental d'acier

Mené d'un set après une première manche maîtrisée par Lehečka, Jódar a su élever son niveau dans les moments clés. Il a notamment sauvé des balles de break importantes avant de breaker son adversaire à 5-4 dans le set décisif. Avec 65% de premiers services et 107 points gagnés, il a fait preuve d'une solidité remarquable pour son âge.

Un début de carrière historique

Cette 40e victoire de la saison place Rafael Jódar dans une catégorie à part. Selon les statistiques officielles de l'ATP, il devient le meilleur débutant de l'histoire du circuit en nombre de victoires lors de sa première année professionnelle. Aucun autre joueur n'a jamais atteint ce total avant lui : Richard Krajicek, référence en la matière, n'avait signé que 26 victoires en 1991.

Une entrée fracassante dans le top 10 mondial

Actuellement 11e au classement ATP, Jódar n'est qu'à quelques points du top 10. Mieux encore, il occupe la place de deuxième suppléant pour les ATP Finals de Turin, grâce notamment au forfait de Jannik Sinner. Avec 2 609 points, il pourrait devenir le premier joueur de l'histoire à se qualifier pour le tournoi des maîtres dès sa première saison sur le circuit.

Sa saison est d'ores et déjà exceptionnelle : 40 victoires pour 16 défaites, un titre (acquis plus tôt dans l'année) et des performances remarquées dans les tournois du Grand Chelem. Il rejoint des joueurs comme Alexander Zverev (60 victoires), Jannik Sinner (44) et Frances Tiafoe (44), qui dominent le circuit cette année.

Un parcours atypique

Le chemin de Jódar vers le sommet est tout sauf conventionnel. Après une brillante carrière junior couronnée par un titre du Grand Chelem, il a choisi de rejoindre le circuit universitaire américain (NCAA) pendant un an avant de passer professionnel en décembre 2025. Ce choix s'avère payant : il a effectué une transition éclair vers l'élite, là où la plupart des jeunes joueurs mettent plusieurs années à s'imposer.

Quelle suite pour le prodige espagnol ?

La progression de Rafael Jódar soulève une question : jusqu'où peut-il aller ? S'il venait à croiser la route de Carlos Alcaraz en demi-finales à Shanghai, le choc entre les deux Espagnols serait un événement planétaire. Mais avant cela, il devra se défaire d'un adversaire coriace, Fils ou Van de Zandschulp, tous deux en grande forme.

Au-delà de Shanghai, c'est toute la fin de saison qui s'annonce passionnante. La course aux ATP Finals reste ouverte, et Jódar a prouvé qu'il avait les armes pour rivaliser avec les meilleurs. Sa capacité à remonter des situations compromises, comme lors de ses deux derniers matchs, témoigne d'une maturité rare.

Un futur grand ?

Les observateurs sont unanimes : Jódar possède un potentiel hors norme. Son jeu complet, alliant puissance et finesse, rappelle celui des plus grands. Certains n'hésitent pas à le comparer à Rafael Nadal pour sa combativité, mais il possède également une élégance dans le geste qui n'est pas sans rappeler Roger Federer.

Reste à confirmer sur la durée. Une chose est sûre : Rafael Jódar est en train d'écrire une nouvelle page de l'histoire du tennis espagnol, et peut-être même mondiale. Le monde du tennis retient son souffle.

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