Lucas Chevalier sur le départ, Rennes et Monaco en embuscade
Alors que la saison de Ligue 1 touche à sa fin, l'avenir de Lucas Chevalier s'écrit désormais loin du Paris Saint-Germain. Le gardien français de 24 ans, qui a perdu sa place de titulaire au profit de Matvey Safonov depuis décembre, n'a plus joué le moindre match en championnat depuis le 23 janvier. Sa situation, déjà très fragilisée, a pris un tournant décisif ce mois de mai avec l'annonce de la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026, dont il a été exclu au profit de Robin Risser, le portier du RC Lens.
Selon plusieurs sources concordantes, le PSG serait désormais ouvert à un transfert sec de son gardien, qu'il avait recruté pour 40 millions d'euros à l'été 2025 en vue de succéder à Gianluigi Donnarumma. Le club de la capitale aurait fixé le prix de Lucas Chevalier à 25 millions d'euros, actant une perte sèche de 15 millions d'euros en un an. Cette somme ne semble toutefois pas refroidir deux clubs de Ligue 1 : l'AS Monaco et le Stade Rennais, qui suivent de près la situation du joueur.
Rennes, une destination surprenante mais sérieuse
L'intérêt du Stade Rennais est le plus étonnant. Alors que Brice Samba semble installé dans les buts, la piste Chevalier suggère que le club breton prépare un changement de gardien cet été. Selon l'insider Jonathan, Rennes pense très sérieusement à l'ancien Lillois, et une décision pourrait intervenir rapidement. Ce serait pour Chevalier l'opportunité de rebondir immédiatement en Ligue 1, même si cela représenterait un pas en arrière après son passage parisien. L'AS Monaco, de son côté, cherche toujours un gardien de haut niveau pour stabiliser un poste qui lui pose problème depuis plusieurs saisons.
Pour Lucas Chevalier, l'heure est donc au choix. Il devra trancher entre une équipe en reconstruction, un projet plus ambitieux mais avec une concurrence potentielle, ou une aventure à l'étranger. Dans tous les cas, un départ semble inéluctable : le PSG, qui vise Diogo Costa pour faire jeu égal avec Safonov, ne compte plus sur lui. Et le joueur, qui a besoin de temps de jeu pour espérer revenir en équipe de France, n'a plus vraiment le luxe d'attendre.
Un contexte de rupture et de désillusion
La non-convocation de Lucas Chevalier pour le Mondial 2026 a agi comme un électrochoc. Alors qu'il occupait la troisième place dans la hiérarchie des gardiens tricolores, il a été devancé par Robin Risser, élu meilleur gardien de Ligue 1 cette saison après avoir mené Lens à la deuxième place du championnat et à une finale de Coupe de France. Une situation d'autant plus cruelle que Chevalier avait été sacré meilleur gardien de Ligue 1 un an plus tôt, aux trophées UNFP.
Sa carrière s'est brusquement inversée. Arrivé au PSG pour succéder à Donnarumma, il n'a jamais réussi à s'imposer durablement. Fébrile, en manque de confiance, il a peu à peu cédé sa place à Matvey Safonov, qui a répondu aux attentes de Luis Enrique. L'entraîneur espagnol, satisfait de son Russe, ne semble pas prêt à revoir sa hiérarchie pour la saison prochaine. Le Paris Saint-Germain, de son côté, prépare l'avenir et aurait déjà coché le nom de Diogo Costa (FC Porto) pour renforcer son secteur gardien.
Pour Chevalier, 24 ans, l'équation est simple : retrouver du temps de jeu pour espérer revenir chez les Bleus, ou s'enliser sur le banc parisien. Sa priorité serait de rester en Ligue 1, dans un club qui lui offre des garanties de progression et de stabilité. L'AS Monaco, le Stade Rennais ou une destination étrangère seront donc les options sur la table.
Une tendance lourde pour le mercato des gardiens
Le cas Lucas Chevalier illustre une tendance plus large du mercato estival 2026 : la valse des gardiens en Ligue 1. Alors que plusieurs clubs cherchent à se renforcer à ce poste, les tensions sont fortes. À Rennes, l'avenir de Brice Samba est en question, et l'arrivée éventuelle de Chevalier pourrait provoquer un départ. À Monaco, le besoin est criant. À Lens, Robin Risser, désormais numéro 3 en équipe de France, s'est dit ouvert à une prolongation, mais le club nordiste devra composer avec des convoitises.
Le PSG, de son côté, pourrait boucler le recrutement de Diogo Costa pour un montant estimé à 50 millions d'euros, créant un nouveau jeu de chaises musicales. Si ce transfert se confirme, Safonov resterait numéro 1, et Chevalier n'aurait plus qu'à trouver une porte de sortie. Le mercato des gardiens sera donc l'un des grands feuilleton de l'été, entre ambitions sportives et réalités économiques.
Pour Lucas Chevalier, le temps presse. Chaque semaine qui passe sans temps de jeu l'éloigne un peu plus des Bleus et de la lumière. Le choix de sa prochaine destination sera crucial pour la suite de sa carrière. À 24 ans, il a encore le temps de rebondir, mais une nouvelle saison sur le banc serait une quasi-condamnation pour ses espoirs de revenir au plus haut niveau.
22 mai 2026 – Alors que le mercato n'a pas encore officiellement ouvert, les tractations vont bon train. Et le nom de Lucas Chevalier est sur toutes les lèvres.
Commentaires