Une offre horrifique gratuite pour octobre
Pluto TV a dévoilé une programmation exceptionnelle pour le mois d'octobre 2026, marquée par le retour de sa collection « Halloween Hits ». La plateforme de streaming gratuite et financée par la publicité propose plus de 200 films d'horreur en accès libre, disponibles à la demande et sur ses chaînes linéaires tout au long du mois. Une aubaine pour les amateurs de frissons qui n'ont pas envie de multiplier les abonnements payants.
Parmi les temps forts, on note les cinq films de la franchise Scream pour célébrer les 30 ans du classique de Wes Craven, avec Scream (2022) qui arrive le 8 octobre. Les huit premiers Vendredi 13 sont également de la partie, tout comme la trilogie Sleepaway Camp. Les six films Paranormal Activity sont proposés, ainsi qu'une solide sélection d'adaptations de Stephen King : Cujo, The Dead Zone, Pet Sematary (1989 et 2019), Maximum Overdrive ou encore Carrie (2002).
La plateforme ne s'arrête pas aux classiques. Elle inclut des succès récents et acclamés comme Hereditary, Midsommar, It Follows, Talk to Me, Sinister ou encore la trilogie X, Pearl et MaXXXine de Ti West. Les amateurs de films plus légers trouveront leur bonheur avec la saga Scary Movie, Shaun of the Dead ou Warm Bodies. Des hits au box-office tels que World War Z, A Quiet Place Part II (disponible le 11 octobre), Smile ou The Ring complètent ce catalogue déjà bien fourni.
Une stratégie pour concurrencer les géants payants
Cette initiative intervient alors que la concurrence s'intensifie dans le streaming gratuit. Tubi, son principal rival, avait déjà dévoilé sa propre liste pour octobre. En misant sur une large bibliothèque de films d'horreur emblématiques, Pluto TV cherche à attirer un public friand de contenus saisonniers sans engagement. La plateforme, propriété de Paramount, propose également des « Double Feature Fridays » avec deux films d'horreur chaque vendredi soir sur Pluto TV Spotlight.
Paramount sous pression judiciaire
Alors que Pluto TV met les petits plats dans les grands pour Halloween, sa maison mère, Paramount Skydance, fait face à une actualité judiciaire moins réjouissante. Une plainte déposée par cinq parents accuse la plateforme d'avoir collecté et partagé illégalement des données personnelles d'enfants mineurs, y compris des informations sur les vidéos regardées, avec des tiers comme Alphabet et Microsoft, sans le consentement parental. Une juge fédérale a récemment rejeté la demande de Paramount de classer l'affaire, permettant à sept des huit chefs d'accusation de se poursuivre.
Retrait de Kid Mode et implications
Parmi les allégations figurent l'exposition des enfants à des publicités pour adultes et l'obtention par des marketeurs de données détaillées sur les mineurs. Paramount a retiré le mode « Kid Mode » de Pluto TV le mois dernier, sans qu'il soit établi si ce retrait est lié au litige. L'entreprise soutient que les parents n'ont pas qualité pour agir, mais la justice a estimé que les plaintes amendées étaient suffisantes pour continuer. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de régulation des plateformes et de protection des données des mineurs, alors que Paramount cherche à acquérir Warner Bros Discovery, une opération soumise à des conditions strictes, dont le maintien d'un service de streaming gratuit.
Un tournant pour le streaming gratuit ?
L'offensive d'Halloween de Pluto TV illustre la vitalité du modèle AVoD (ad-supported video on demand), qui séduit de plus en plus de consommateurs lassés de la multiplication des abonnements. Avec des catalogues toujours plus riches et des événements thématiques, des acteurs comme Pluto TV ou Tubi bousculent les géants du payant. Mais l'affaire judiciaire rappelle que la gratuité a un prix : celui des données personnelles. La capacité de Paramount à concilier croissance de son audience et conformité réglementaire, notamment sur la protection des enfants, sera déterminante pour l'avenir de la plateforme. En attendant, les fans d'horreur peuvent profiter dès maintenant d'une offre pléthorique sans débourser un centime, ce qui pourrait bien redéfinir leurs habitudes de consommation pour les mois à venir.
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