Pep Guardiola aux portes de l'Italie : la Fédération accélère les discussions
L'Italie fonce sur Pep Guardiola. Selon des informations concordantes de Sky Sport Italia et ESPN, la Fédération italienne de football (FIGC) a organisé une rencontre de trois jours à Barcelone avec le technicien espagnol, libre depuis son départ de Manchester City en mai 2026. Paolo Maldini, nouveau directeur technique du football italien, et son conseiller Leonardo ont longuement exposé au Catalan le projet de reconstruction des Azzurri, après l'échec cuisant d'une troisième non-qualification consécutive pour la Coupe du monde.
L'objectif de la FIGC est clair : remplacer Gennaro Gattuso, qui a quitté son poste en avril après l'incapacité de l'Italie à se qualifier pour le Mondial 2026 en Amérique du Nord. Le président de la Fédération, Giovanni Malagò, a confirmé qu'une décision était attendue prochainement et que d'autres noms comme Roberto Mancini et Andrea Pirlo étaient également sur la liste. Mais Guardiola reste la priorité absolue.
Le refus poli d'un génie en vacances
Pourtant, la réponse de Guardiola a été immédiate, presque brutale. Selon une source proche du dossier citée par ESPN, la conversation aurait duré "à peine une minute". L'ancien entraîneur de Barcelone et du Bayern Munich a fait savoir qu'il comptait prendre "au moins un an" de repos après une décennie de passion et de trophées à la tête des Citizens. Trois autres sélections nationales auraient également approché Guardiola ces dernières semaines, essuyant le même refus poli : l'homme veut une sabbatique.
Cependant, les dirigeants italiens ne désespèrent pas. Conscients qu'aucun grand tournoi international n'est programmé en 2027, ils seraient prêts à attendre un an que Guardiola accepte de relever le défi transalpin. Une patience rare dans le football moderne, mais qui témoigne de l'aura intacte du Catalan, même sans club.
Un contexte dramatique : l'Italie en reconstruction après trois échecs mondiaux
Pour comprendre l'urgence italienne, il faut remonter à 2021. Cette année-là, l'Italie de Roberto Mancini remportait l'Euro dans la liesse. Depuis, c'est la chute libre. Trois Coupes du monde manquées (2018, 2022, 2026), un record infamant pour une nation quadruple championne du monde. Le départ de Gattuso n'a fait qu'acter l'impuissance d'un système en crise.
La FIGC a donc misé sur deux légendes pour redresser la barre : Paolo Maldini comme directeur technique et Leonardo comme conseiller. Leur premier chantier : trouver un sélectionneur capable de redonner une identité et une âme à une équipe nationale orpheline de grands joueurs depuis le départ de Giorgio Chiellini et Leonardo Bonucci. Guardiola, avec sa vision du jeu, sa rigueur tactique et son palmarès (20 trophées à City, 70,8 % de victoires), incarne ce renouveau.
Rodri, porte-voix de Guardiola même loin de Manchester
Pendant que les négociations avancent en coulisses, une autre actualité vient rappeler l'empreinte indélébile de Guardiola sur le football mondial. Ce lundi 20 juillet 2026, l'Espagne a remporté la Coupe du monde en battant l'Argentine 1-0 en finale. Et au cœur du succès espagnol, un homme : Rodri. Le milieu de terrain de Manchester City, Ballon d'Or en titre, a été élu meilleur joueur du tournoi, réalisant la prédiction que son ancien entraîneur avait formulée en début de saison. Interrogé juste après le sacre, Rodri a lancé avec un sourire : "Guardiola knows a lot! Listen to him!" (Guardiola en sait beaucoup ! Écoutez-le !).
Une manière élégante de rendre hommage à celui qui l'a lancé et protégé, même après sa grave blessure au genou en septembre 2024. Ce titre mondial, Rodri le dédie en partie à son mentor. Et ce succès pourrait paradoxalement renforcer l'attrait de Guardiola pour un poste en sélection : lui qui a tout gagné en club pourrait être tenté par le défi ultime de reconstruire une nation.
Mercato et perspectives : Guardiola, un feuilleton qui tient en haleine l'Europe
L'avenir de Guardiola est devenu le feuilleton de cet été 2026. Pendant que l'Italie essaie de le convaincre, d'autres clubs et sélections restent à l'affût. Mais la priorité reste la Fédération italienne, qui a déjà lancé une véritable opération séduction avec Maldini et Leonardo en ambassadeurs de prestige.
En parallèle, le mercato des entraîneurs bat son plein. Si Guardiola venait à dire non définitivement, l'Italie se tournerait vers Roberto Mancini (retour aux affaires) ou Andrea Pirlo (expérience à la Juventus et en Turquie). Mais le nom de Guardiola éclipse tous les autres. Même des clubs comme l'OM, en pleine reconstruction, pourraient s'inspirer de ce modèle de reconstruction patiente, à l'image de leur intérêt pour le prodige portugais Mauro Furtado, comme nous le détaillons dans notre article sur le Mercato : l'OM et Leeds en lice pour le prodige portugais Mauro Furtado.
Une décision imminente qui pourrait changer la face du football italien
Alors que la planète football retient son souffle, une chose est sûre : l'Italie ne peut plus attendre. Le match amical de septembre se profile, et les éliminatoires de l'Euro 2028 débuteront dans un an. Si Guardiola refuse, ce sera un nouveau coup dur pour le football italien. Mais s'il accepte, après une année sabbatique, ce pourrait être le début d'un nouveau chapitre doré pour les Azzurri.
Dans tous les cas, ce 20 juillet 2026 restera comme une date charnière : celle où l'Italie a tout tenté pour convaincre l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire. La réponse, elle, pourrait prendre du temps. Mais le football italien attend désormais un signe de Barcelone.
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