Penélope Cruz illumine Saint-Sébastien : 'La Bola Negra' en route vers les Oscars

Cannes 2018 : Penélope Cruz et Javier Bardem, fou amoureux le couple illumine la Croisette

Penélope Cruz, star incontestée de Saint-Sébastien

Alors que le Festival international du film de Saint-Sébastien bat son plein du 18 au 26 septembre, Penélope Cruz s'impose comme la figure centrale de cette 74e édition. L'actrice espagnole, fraîchement honorée d'un prix spécial au Festival de Toronto, y présente pas moins de deux films : The Invite et La Bola Negra. Ce dernier, réalisé par le duo Los Javis (Javier Calvo et Javier Ambrossi), a été choisi pour représenter l'Espagne dans la course à l'Oscar du meilleur film international en 2027.

La compétition s'annonce rude, avec des stars telles que Brad Pitt, Naomi Watts ou encore Marion Cotillard attendues sur le tapis rouge. Mais c'est bien Cruz qui cristallise l'attention, d'autant que La Bola Negra a déjà conquis la Croisette en remportant le prix de la mise en scène à Cannes. Le film, présenté comme une fresque ambitieuse sur le désir, la répression et l'identité queer, devrait être projeté en première mondiale à Saint-Sébastien le 20 septembre.

Un doublé cinématographique pour l'actrice

Outre La Bola Negra, Penélope Cruz défend The Invite, un autre long-métrage qui figure parmi les favoris de la saison des récompenses. Cette double présence témoigne de la vitalité de la carrière de l'actrice, qui enchaîne les projets ambitieux et les collaborations prestigieuses. À 52 ans, celle qui a débuté sous la direction de Pedro Almodóvar continue de dominer la scène internationale.

La Bola Negra, un phénomène annoncé

Adaptation libre d'une œuvre inachevée de Federico García Lorca, La Bola Negra est décrit comme une histoire d'amour intergénérationnelle et queer, portée par un casting cinq étoiles : Penélope Cruz, Glenn Close, Lola Dueñas, mais aussi des révélations comme le musicien Guitarricadelafuente. Le film a été produit par Netflix, qui mise gros sur cette production pour la prochaine cérémonie des Oscars.

Une reconnaissance qui fait débat

Si la sélection de La Bola Negra par l'Académie espagnole a été saluée, elle a aussi créé une petite rivalité familiale : Javier Bardem, époux de Penélope Cruz, espérait représenter l'Espagne avec El Ser Querido. Ce dernier a finalement été écarté. Le couple, qui partage l'affiche du thriller Bunker de Florian Zeller (ovationné à Venise), incarne à lui seul le dynamisme du cinéma espagnol.

Cette effervescence intervient dans un contexte particulièrement faste pour la production ibérique. Selon une étude du Marché du film de Cannes, l'Espagne a produit 423 longs-métrages en 2024, contre 228 pour la France. Les plateformes de streaming ont investi 2 milliards d'euros dans le pays cette même année, témoignant d'un attrait croissant pour les talents et les infrastructures espagnoles.

Un festival sous le signe de l'internationalisation

La 74e édition de Saint-Sébastien ne se résume pas à Penélope Cruz. Naomi Watts recevra samedi un prix Donostia pour l'ensemble de sa carrière, tandis que Werner Herzog sera honoré lors de la cérémonie d'ouverture. Brad Pitt, lui, revient sur la Croisette basque après Inglourious Basterds pour présenter Heart of the Beast.

Parmi les autres événements très attendus, la mini-série My Sad Dead du Chilien Pablo Larraín, adaptée de l'œuvre de Mariana Enriquez, fait partie des 17 films en compétition officielle. Le jury, présidé par le réalisateur américain Ira Sachs, devra départager des œuvres venues du monde entier, reflet d'un festival plus que jamais tourné vers l'international.

Un tremplin vers les Oscars

Pour La Bola Negra, Saint-Sébastien constitue une étape cruciale avant la saison des prix. Variety le classe parmi les principaux prétendants dans plusieurs catégories, dont celle du meilleur film. Une projection réussie dans la ville balnéaire pourrait bien consolider sa position de favori.

D'ici là, Penélope Cruz poursuit son règne. Son passage à Toronto, où elle a été célébrée, puis à Saint-Sébastien, confirme son statut d'icône globale, capable de naviguer entre blockbusters, cinéma d'auteur et productions Netflix. Une chose est sûre : l'année 2026 restera marquée par son empreinte.

Une dynamique qui profite à tout le cinéma espagnol

L'engouement autour de Penélope Cruz et de La Bola Negra dépasse le simple cadre people. Il illustre la montée en puissance du cinéma espagnol sur la scène mondiale, porté par des réalisateurs comme Pedro Almodóvar, Rodrigo Sorogoyen ou J.A. Bayona, et par des acteurs devenus des marques internationales. Le festival de Saint-Sébastien, vitrine de cette créativité, attire chaque année davantage de professionnels et de médias.

Avec des films comme The Beloved de Sorogoyen, qui pourrait attirer Javier Bardem, ou les projets de Fernando Trueba, l'Espagne confirme qu'elle est devenue une terre de production incontournable. La présence de personnalités comme Brad Pitt ou Marion Cotillard à Saint-Sébastien en dit long sur l'attractivité de l'événement.

À l'heure où les plateformes cherchent des contenus européens à fort potentiel, le cinéma espagnol semble avoir trouvé la formule : des histoires universelles, des talents reconnus et une capacité à séduire aussi bien le public que les critiques. La Bola Negra en est l'incarnation parfaite.

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