À J-2 du coup d'envoi, les grandes nations se jaugent
À deux jours du début de la Coupe du monde 2026, qui se déroule du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, les projecteurs sont braqués sur trois équipes : la France, tenante du titre ? Non, l'Argentine, sacrée en 2022, et les deux favorites des bookmakers, l'Espagne et la France. Alors que le maillot de l'équipe de France a été dévoilé il y a quelques semaines, les Bleus de Kylian Mbappé arrivent en Amérique du Nord avec un statut de vice-champions du monde et une soif de revanche.
L'actualité de ces dernières heures a été marquée par les déclarations des sélectionneurs et les dernières rencontres amicales. L'Argentine, privée de Lionel Messi (laissé au repos) et de Julian Alvarez (blessé), a néanmoins dominé le Honduras (2-0) le 28 mai, grâce à un Lautaro Martinez décisif (un but, une passe). De quoi rassurer sur la profondeur de banc de l'Albiceleste, même si l'inquiétude plane autour de l'état de forme de ses cadres vieillissants.
Un trio de favoris aux profils contrastés
L'Espagne, championne d'Europe en titre, veut sa deuxième étoile
L'Espagne arrive avec le statut de championne d'Europe 2024 et une identité de jeu renouvelée. Fini le tiki-taka exclusif, la Roja de Luis de la Fuente a muté vers un jeu plus direct et vertical, porté par le génie de Lamine Yamal et les percussions de Nico Williams. Les deux ailiers du FC Barcelone et de l'Athletic Bilbao inquiètent par leur fragilité physique, mais le sélectionneur a confirmé leur présence pour le Mondial. L'Espagne est donnée favorite par de nombreux observateurs, grâce à un collectif huilé et une jeunesse dorée.
La France et sa force de frappe offensive
Côté français, l'effectif fait rêver : Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Michael Olise, Désiré Doué, sans oublier les remplaçants de luxe Rayan Cherki ou Bradley Barcola. La principale interrogation réside dans la défense, loin d'être la forteresse des années passées. Ce Mondial 2026 marquera la fin de l'ère Didier Deschamps sur le banc, le sélectionneur partant après le tournoi. Une motivation supplémentaire pour des Bleus qui visent une troisième finale consécutive, un exploit que seul le Brésil (1994-2002) a réalisé.
L'Argentine, la vieille garde et la nouvelle vague
L'Argentine de Lionel Scaloni s'avance avec une ossature quasi inchangée depuis le sacre de 2022. Si Messi (39 ans) et Di Maria (retraité international) ne sont plus tout jeunes, le noyau dur (Martinez, De Paul, Paredes, Alvarez) est complété par des jeunes comme Giuliano Simeone, buteur face au Honduras. La défense, avec Otamendi (38 ans) et Tagliafico (33 ans), reste un point faible potentiel. Attention toutefois au forfait de Leonardo Balerdi, annoncé récemment, qui fragilise un peu plus l'arrière-garde.
Les outsiders et les surprises possibles
Derrière ce trio de tête, plusieurs équipes peuvent viser le dernier carré. Le Portugal de Cristiano Ronaldo (à 41 ans, pour sa dernière danse ?), l'Angleterre de Harry Kane et Jude Bellingham, mais aussi le Maroc, demi-finaliste en 2022, ou le Sénégal, champion d'Afrique. Le format XXL à 48 équipes promet des matches déséquilibrés en phase de poules, mais les gros poissons se retrouveront vite en phase à élimination directe.
Un Mondial sous le signe de la fin d'une ère et de l'émergence d'une nouvelle génération
Au-delà des pronostics, cette Coupe du monde 2026 marque un tournant. Didier Deschamps quittera les Bleus. Lionel Messi et Cristiano Ronaldo vivent peut-être leur dernier Mondial. En face, des phénomènes de précocité comme Lamine Yamal (18 ans) ou Endrick (17 ans, Brésil) incarnent la relève. La compétition, qui se tient pour la première fois sur trois pays, est aussi un défi logistique et climatique, avec des matches dans des stades climatisés du Mexique au Canada.
Le coup d'envoi sera donné jeudi 11 juin à Mexico par le match d'ouverture entre le Mexique et l'Afrique du Sud. Réponse le 19 juillet pour savoir qui succèdera à l'Argentine au palmarès.
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