Mike James acte la fin de l'ère Monaco et enflamme le marché des transferts
C'est une page qui se tourne en Euroligue. Après la défaite cinglante de l'AS Monaco face à l'Olympiacos (82-105) lors du match 3 des playoffs, Mike James a officiellement confirmé qu'il ne portera plus le maillot de la Roca Team la saison prochaine. À 35 ans, le meneur vedette américain, double All-EuroLeague First Team et MVP 2023-24, devient agent libre, suscitant d'intenses spéculations sur son prochain club.
Interrogé par Basket News et L'Équipe, l'ancien joueur de Panathinaikos et CSKA Moscou a été clair : « Je ne me suis engagé avec personne. Mais tout est possible. » Ces déclarations interviennent alors que son coéquipier Jaron Blossomgame avait récemment évoqué une possible destination au FC Barcelone ou à l'Armani Milan. « Les gens disent : 'Ils ont dit à Barcelone que tu allais vraiment venir.' Je ne dis pas que ce n'est pas possible. Je serai agent libre, donc tout est possible. Mais on verra », a-t-il confié.
Une victoire de l'Olympiacos qui scelle un départ programmé
La défaite de Monaco face aux Grecs (sweep 3-0) n'est pas une surprise. L'équipe princière, en proie à des difficultés financières, n'a jamais semblé en mesure de rivaliser avec le collectif du Pirée. Pourtant, pour James, cette saison reste un accomplissement : « Personne n'est passé par ce que nous avons traversé cette année. Arriver en playoffs et pouvoir compétir, c'est une réussite. »
Mais l'heure est désormais au bilan. Le numéro 55 quitte Monaco après cinq saisons marquées par deux Final Four, une finale d'Euroligue (perdue contre le Real en 2024) et des records personnels. Il termine notamment meilleur marqueur total de la compétition sur la période 2021-2026, avec 535 points de plus que le deuxième, Sasha Vezenkov.
Xavi Pascual, le catalyseur d'un transfert vers le Barça ?
Si Mike James reste discret sur son avenir, un nom revient avec insistance : Xavi Pascual. L'entraîneur du FC Barcelone, qui a dirigé James au Panathinaikos entre 2016 et 2018, entretient une relation privilégiée avec le joueur. « Xavi est mon homme, évidemment. Mais aussi Spanoulis, Obradovic… Je m'entends bien avec beaucoup de coaches », a précisé James.
Le technicien catalan cherche un meneur de classe mondiale pour la saison prochaine. Les départs probables de Tomas Satoransky et Nicolás Laprovittola, combinés à un effectif vieillissant, rendent ce poste prioritaire. Le profil de James, capable de scorer (22 points de moyenne en playoffs) et de distribuer (meilleur passeur de la ligue), colle parfaitement au système du Barça.
Un ultime contrat avant la retraite ?
Le joueur ne cache pas ses ambitions : « Je cherche juste une opportunité de gagner. Tout le reste n'a pas d'importance. Je n'ai pas besoin d'aller chez le favori ou le meilleur club de l'histoire. Juste un endroit où je peux compétir. » À 35 ans, il s'agira probablement de son dernier contrat majeur, et il ne veut pas le galvauder.
Le Barça, après une saison en demi-teinte (éliminé en quarts de finale de l'Euroligue par le Real Madrid), offre un projet séduisant. Mais d'autres cadors européens comme l'Olympiacos (qui vient de le battre) ou le Fenerbahçe pourraient entrer dans la danse. « Si je peux vivre dans un bel endroit, ce serait un avantage », a-t-il plaisanté. Barcelone coche cette case.
Le mercato Euroligue s'emballe : le puzzle des stars en mouvement
Cette annonce de Mike James n'est pas un cas isolé. L'intersaison 2026 s'annonce comme l'une des plus agitées de l'histoire récente de l'Euroligue. Plusieurs vedettes sont en fin de contrat ou en option, et les mouvements devraient redessiner la hiérarchie du continent.
Un marché des meneurs en pleine ébullition
Au-delà de James, des joueurs comme Kevin Punter (Monaco/Barça ?), Will Clyburn ou encore l'international serbe Vasilije Micić (en NBA) pourraient être disponibles. Le Barça, avec ses moyens financiers, semble bien placé pour attirer plusieurs pointures. Mais le club catalan devra faire des choix, notamment sur le poste d'ailier fort, où Tornike Shengelia pourrait être rejoint par un nouveau coéquipier.
L'enjeu dépasse le simple recrutement. Il s'agit de construire un collectif capable de rivaliser avec l'Olympiacos, le Real Madrid ou le Panathinaikos, favoris pour le titre 2026-27. Comme [l'écrasante victoire des Knicks en NBA](NBA : Joel Embiid forfait pour le Game 2 face aux Knicks, un coup dur pour Philadelphie), la domination des grandes écuries se joue aussi sur le marché des transferts.
Conclusion : un feuilleton à suivre jusqu'au prochain Final Four
Pour l'heure, Mike James garde la main. Il n'a signé nulle part, mais le compte à rebours est lancé. Le meneur star, qui a marqué l'histoire de Monaco, est désormais libre de choisir son dernier défi européen. Le Barça, avec Xavi Pascual aux commandes, part favori dans ce sprint final. Mais dans le basket, tout va très vite. D'ici la reprise des compétitions en septembre, le paysage de l'Euroligue pourrait avoir changé du tout au tout.
Commentaires