Arsenal hors jeu, PSG prêt à garder son joyau géorgien
Le feuilleton de l'été 2026 a déjà un nom : Khvicha Kvaratskhelia. À quelques semaines de l'ouverture du mercato estival, l'ailier géorgien du Paris Saint-Germain cristallise les désirs des plus grands clubs anglais. Mais selon le journaliste David Ornstein, figure de référence de The Athletic, Arsenal peut d'ores et déjà faire une croix sur la signature du numéro 7 parisien. « Tout le monde aime Kvaratskhelia, mais je m'attends pleinement à ce qu'il reste au PSG. Il semble extrêmement heureux là-bas, et le club est certainement extrêmement heureux avec lui. Je ne pense pas qu'Arsenal ou quiconque ait la moindre chance pour le moment », a-t-il déclaré lors d'un échange avec les lecteurs de The Athletic.
Cette sortie sans ambiguïté refroidit les ardeurs des Gunners, qui cherchent pourtant à renforcer leur secteur offensif après une saison encourageante, ponctuée d'une qualification en demi-finale de Ligue des champions et d'une lutte pour le titre en Premier League. Mikel Arteta devra se tourner vers d'autres pistes.
Un joueur en état de grâce, des prétendants nombreux
Des performances qui font tourner les têtes
L'intérêt des clubs anglais n'est pas anodin. Depuis son arrivée au PSG en janvier 2025 en provenance de Naples pour 80 millions d'euros, Kvaratskhelia s'est imposé comme l'un des meilleurs ailiers du monde. Il a notamment contribué à l'obtention de la Ligue 1 et au sacre en Ligue des champions la saison passée, en inscrivant un but lors de la finale contre l'Inter Milan. Cette saison, il a poursuivi sur sa lancée : buteur face à Liverpool lors du quart de finale aller de la C1, il a participé à l'élimination des Reds sur le score cumulé de 4-0, infligeant à Arne Slot sa deuxième désillusion européenne consécutive face au club de la capitale française.
Liverpool, Chelsea : la course est lancée
Si Arsenal semble définitivement hors course, Liverpool et Chelsea n'ont pas dit leur dernier mot. Le journaliste Ben Jacobs a confirmé l'intérêt sincère des Reds pour le joueur de 25 ans, tandis que des sources proches du club londonien évoquent une offensive financière massive de Chelsea. Ironie du calendrier : Liverpool, qui avait été approché lors du recrutement de Kvaratskhelia par le PSG il y a dix-huit mois, pourrait tenter de réparer ce rendez-vous manqué.
David Lynch, journaliste spécialisé dans l'actualité des Reds, a toutefois tempéré les espoirs lors du podcast Anfield Index, estimant que Liverpool n'aurait qu'une chance sur trois de recruter l'un des ailiers du PSG cet été — Kvaratskhelia, Désiré Doué ou Bradley Barcola. « Liverpool apprécie quasiment tous les ailiers du PSG. Mais je pense qu'ils n'en vendront qu'un seul si c'est le cas, afin de financer une autre recrue », a-t-il précisé.
Le PSG face à un casse-tête de luxe
Derrière l'agitation du marché des transferts se profile une réalité concrète pour Luis Enrique : gérer un effectif pléthorique de talents offensifs. Kvaratskhelia, Doué, Barcola, auxquels s'ajoutent Ousmane Dembélé et Randal Kolo Muani, se disputent trois postes en attaque. La concurrence est telle que, même lorsque tous sont disponibles, certains restent sur le banc. La blessure récente de Barcola a momentanément clarifié la situation, mais le retour à pleine capacité de l'ensemble du groupe relance les questionnements sur la gestion du temps de jeu.
C'est précisément cette saturation qui alimente les rumeurs de départ. Si le PSG venait à ouvrir la porte, ce serait vraisemblablement à un prix exorbitant : Kvaratskhelia est sous contrat jusqu'en 2029, et son importance sportive est à son apogée à l'heure où le club parisien s'apprête à disputer une nouvelle demi-finale de Ligue des champions. Le PSG traverse d'ailleurs une période charnière sur plusieurs fronts cette saison, ce qui rend peu probable toute décision précipitée sur son effectif.
Par ailleurs, le club de la capitale scrute déjà les prochaines générations : selon le média russe Championat, le PSG s'intéresserait à Aleksey Batrakov, jeune milieu offensif de 20 ans du Spartak Moscou, dont le président n'a pas hésité à le comparer à Kvaratskhelia lui-même pour qualifier son impact sur le championnat russe.
Un dossier qui redéfinit les ambitions du mercato anglais
L'affaire Kvaratskhelia illustre une tendance de fond qui s'installe dans le football européen : les meilleurs joueurs du monde sont de plus en plus difficiles à déloger des clubs qui les ont recrutés, surtout lorsque ces derniers ont su construire un projet sportif cohérent et compétitif au plus haut niveau. Le PSG de Luis Enrique, longtemps critiqué pour ses largesses et ses investissements stériles, semble avoir trouvé l'équilibre entre star power et collectivité.
Pour les clubs anglais, et particulièrement Liverpool qui cherche à se reconstruire après deux échecs européens consécutifs contre Paris, la quête de Kvaratskhelia est autant symbolique que sportive. Attirer le bourreau du printemps serait une manière de tourner la page — et d'afficher des ambitions continentales retrouvées. Mais tant que le PSG avancera en Ligue des champions et que le joueur se dira épanoui à Paris, toute opération restera d'une complexité redoutable. L'été s'annonce long pour les supporters des Gunners et des Reds.
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