Kai Havertz, prêt à guider l'Allemagne au Mondial 2026 sous le feu des critiques

Kai Havertz donne l’avantage à l’Allemagne dès la deuxième minute lors du match amical de préparation à la Coupe du monde 2026 contre les États-Unis – une vraie finition de renard des surfaces.

Kai Havertz marque avant le Mondial 2026 et se pose en leader de l'attaque allemande

À trois jours du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, l'attaquant allemand Kai Havertz a répondu présent. Le joueur d'Arsenal s'est illustré lors du dernier match amical de la Mannschaft, une victoire 2-1 contre les États-Unis le 6 juin à Chicago. Un but qui confirme sa bonne forme et sa capacité à peser dans les moments clés.

Dans cet affrontement, Havertz a ouvert le score, permettant à l'Allemagne de prendre l'avantage dans une rencontre disputée. Il s'agit de son deuxième match de préparation réussi, après la large victoire 5-0 de la Belgique de son coéquipier en club Leandro Trossard, qui a lui aussi trouvé le chemin des filets face à la Tunisie. Du côté d'Arsenal, Havertz n'est pas le seul à avoir fait vibrer les filets : Declan Rice (Angleterre) et Martin Ødegaard (Norvège) ont également marqué, tout comme Viktor Gyökeres (Suède), signe que le collectif londonien aborde le Mondial avec confiance.

Pour l'Allemagne, l'enjeu est clair : débuter le tournoi par une victoire. Dimanche à Houston, la Mannschaft affrontera Curaçao, un adversaire a priori abordable, comme le rapporte Mondial 2026 : Curaçao s'incline face à l'Allemagne, Sontje Hansen retient le positif. Un match que Havertz aborde sans complexe.

Un joueur d'expérience, mais encore sous-estimé en Allemagne

Malgré un palmarès éloquent – buteur lors de deux finales de Ligue des champions, vainqueur de l'épreuve avec Chelsea en 2021, champion d'Angleterre avec Arsenal en 2026 – Kai Havertz reste un sujet de débat en Allemagne. "Je suis habitué, cela ne m'affecte pas", a-t-il confié au micro de Xinhua, le 14 juin. Le natif d'Aix-la-Chapelle sait que certains observateurs, et même quelques supporters, aimeraient voir Deniz Undav débuter à sa place.

Le joueur de 27 ans l'admet : son parcours à l'étranger (Chelsea puis Arsenal) l'a éloigné du regard des fans de Bundesliga. Mais il ne se considère pas comme une victime. "Je me perçois comme un leader, je montre la voie", insiste-t-il. Et d'ajouter qu'il "aime les situations de pression, être en première ligne quand les choses se compliquent".

Pourquoi ce Mondial est celui de la vérité pour Havertz ?

Deux Coupes du monde décevantes (2018 et 2022) pèsent sur les épaules de la sélection allemande. L'attaquant d'Arsenal le sait : "Il est temps de livrer après deux Mondiaux ratés." Conscient des critiques qui entourent sa sélection, il se prépare à évoluer en tant que point d'ancrage offensif.

La question soulevée par les médias allemands, notamment Bavarian Football Works, est la suivante : Havertz peut-il porter l'attaque allemande sur ses épaules ? Le débat fait rage outre-Rhin. Certains estiment que sa polyvalence – capable de jouer en pointe, en soutien ou sur un côté – est un atout, tandis que d'autres jugent qu'il n'est pas un buteur pur capable de claquer 6 ou 7 réalisations dans un Mondial.

Mais la force de la Mannschaft réside dans son collectif, avec des créateurs de génie comme Jamal Musiala ou Florian Wirtz. Havertz pourrait être le liant, le catalyseur qui libère les autres. "Je veux être le point central pour que les autres puissent briller", glisse-t-il, en phase avec la philosophie du sélectionneur Julian Nagelsmann, qui a fait de lui un cadre indiscutable.

Havertz, un leader discret mais fiable

En marge des terrains, le buteur allemand cultive une image plus apaisée. Passionné d'animaux, il possède des chiens et des ânes. Marié depuis juillet 2024 à Sophia Weber, mannequin et influenceuse allemande qu'il connaît depuis l'enfance, il a su construire un équilibre solide. Mais en coulisses, c'est un compétiteur féroce.

"Je ne veux pas que les gens m'aiment, je connais mes qualités", lance-t-il. Un signal fort envoyé à ses détracteurs, alors que le Mondial 2026 pourrait bien être son tournoi de la consécration. Si l'Allemagne parvient à sortir de son groupe (avec le Honduras, le Nigeria et Curaçao), le chemin vers les phases finales pourrait lui offrir l'occasion de marquer l'histoire.

Un contexte de renouveau pour l'Allemagne

Sous la houlette de Julian Nagelsmann, la sélection allemande a entamé un rajeunissement et un renouveau tactique. L'équipe veut tourner la page des échecs récents. Pour Havertz, ce Mondial est aussi une façon de montrer qu'il n'est pas qu'un joueur de clubs, mais un véritable leader de la Nationalmannschaft.

Les attentes sont mesurées, mais réelles. Le groupe C paraît abordable, même si chaque match de Coupe du monde réserve son lot de surprises. L'Allemagne pourra compter sur l'expérience de Manuel Neuer, comme le rappelle cet article sur son record et son retour, ou encore sur la solidité défensive d'Antonio Rüdiger (après que le mystère autour de son absence face à Curaçao a été élucidé).

Pour Havertz, le message est limpide : "Nous voulons inverser la tendance pour le mieux." Après des années à marcher sur un fil entre promesses et déceptions, le gaucher d'Arsenal veut enfin transformer l'essai. La rencontre face à Curaçao, dimanche, sera un premier test grandeur nature.

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