Juan Carlos Amorós quitte Gotham FC pour un congé paternité de cinq semaines
L'entraîneur espagnol de Gotham FC, Juan Carlos Amorós, a annoncé qu'il s'absentait de son poste pour une durée de cinq semaines afin de profiter d'un congé paternité après la naissance de sa deuxième fille, Laia, survenue en mai. L'annonce a été faite à l'issue d'une victoire spectaculaire de son équipe contre le Seattle Reign, samedi 18 juillet 2026. Bien que le championnat NWSL batte son plein, Amorós a choisi de privilégier sa famille, envoyant un message fort dans le milieu du sport professionnel.
« C'est une décision personnelle pour notre famille, mais je reconnais aussi la visibilité qu'apporte mon rôle », a déclaré Amorós en conférence de presse. « Quand les pères prennent un congé parental, surtout les hommes en position de leadership, cela aide à normaliser un principe important : s'occuper des enfants est une responsabilité partagée entre les parents. »
L'adjoint Shaun Harris assure l'intérim
Conformément à ce qui avait été préparé en coulisses, l'adjoint Shaun Harris assurera l'intérim à la tête de l'équipe, comme il l'avait déjà fait brièvement en mai. Amorós a informé ses joueurs de son absence dès le 4 juillet, permettant au club de se préparer sereinement. Cette transition planifiée illustre une gestion moderne des ressources humaines dans le sport, où la parentalité n'est plus un obstacle à la performance.
Pourquoi ce congé paternité fait-il débat dans le sport ?
Dans un milieu souvent perçu comme hyper-masculin et où la disponibilité totale est exigée, la décision d'Amorós est remarquable. Elle intervient alors que la question de l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale gagne du terrain, y compris dans le football. En Espagne, le congé paternité est légalement de 16 semaines depuis 2021, mais dans le sport de haut niveau, rares sont les entraîneurs à l'utiliser pleinement.
« Le plus grand combat que nous ayons toujours en tant qu'entraîneurs est de trouver l'équilibre entre notre vie de famille et notre vie professionnelle », a ajouté Amorós. « J'espère vraiment que cela aidera d'autres à prendre cette décision. » Ses propos résonnent d'autant plus fort que Gotham FC, champion en titre de la NWSL, occupe actuellement la première place du classement avec 30 points en 15 matchs.
Un contexte sportif intense
Cette annonce survient dans une période chargée pour le football mondial. Le même week-end, l'Espagne est devenue championne du monde en battant l'Argentine en finale, un événement suivi par des millions de téléspectateurs, dont le roi Felipe VI présent à la finale de la Coupe du Monde 2026. Pendant ce temps, aux États-Unis, le débat sur la place des familles dans le sport professionnel s'intensifie.
Implications plus larges : un modèle pour l'avenir du sport
La décision de Juan Carlos Amorós s'inscrit dans une tendance plus large de reconnaissance des droits parentaux dans le sport. De plus en plus d'athlètes et d'entraîneurs, hommes et femmes, revendiquent le droit de concilier carrière et vie de famille. Ce mouvement est particulièrement visible dans le football féminin, où la NWSL a été pionnière en matière de congé maternité et parental.
En prenant ce congé, Amorós envoie un signal fort : la performance sportive n'exige pas de sacrifier sa vie personnelle. Cela pourrait encourager d'autres entraîneurs, en Europe notamment, à suivre cet exemple. Cette évolution est d'autant plus significative qu'elle intervient dans un sport souvent critiqué pour sa culture de l'hyper-compétitivité.
Un précédent pour les hommes dans le sport
Si les congés maternité sont de mieux en mieux acceptés, les congés paternité restent encore rares dans le milieu. L'exemple d'Amorós pourrait faire bouger les lignes, à l'image de ce qui se passe dans d'autres secteurs professionnels. « J'espère que ce pas que je fais en tant qu'entraîneur masculin encouragera d'autres entraîneurs, hommes ou femmes, à faire de même », a-t-il conclu.
Pendant son absence, Gotham FC devra confirmer sa dynamique positive. Le club, qui a remporté le titre en 2025, vise un troisième sacre. Mais pour l'heure, c'est bien la famille qui prime.
Et en Europe ?
En France, le sujet du congé paternité dans le sport est également d'actualité. Alors que le PSG prépare sa saison, certains observateurs s'interrogent : et si la prochaine révolution dans le football était celle de la parentalité ? À suivre de près, à l'heure où les valeurs évoluent.
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