Jim Miller de retour à l’UFC 328 après la guérison de son fils atteint d’un cancer

Jim Miller revient à l'UFC 328 après que son fils de 14 ans ait triomphé d'un cancer pédiatrique très rare !

Jim Miller combat à l’UFC 328 après le cancer de son fils

Le vétéran Jim Miller (37 victoires, 18 défaites, 1 NC) effectue son retour dans l’Octogone ce samedi 10 mai 2026 à l’UFC 328, à Newark (New Jersey). Opposé à Jared Gordon (20-7, 1 NC) en lightweight, l’Américain de 42 ans dispute son 47e combat dans la promotion, un record. Mais ce rendez-vous revêt une importance particulière : c’est son premier affrontement depuis que son fils adolescent a vaincu un cancer, comme le rapporte l’Associated Press.

Miller n’avait plus combattu depuis avril 2025 et une défaite par décision contre Chase Hooper à l’UFC 314. Son absence prolongée s’explique par une blessure et par le combat de son fils contre la maladie. « C’est une période difficile qui m’a fait relativiser », a-t-il confié dans des propos relayés par BJPenn.com. « Mais aujourd’hui, il va bien, et je suis prêt à remonter dans la cage. »

Un combat attendu depuis 2023

Initialement programmé en 2023, ce duel entre deux vétérans de l’UFC avait été annulé en raison du retrait de Gordon. Trois ans plus tard, les deux hommes en découdront enfin au Prudential Center. Selon l’analyse de Ryan Wohl pour DraftKings Network, Gordon part favori (-325) malgré sa défaite par KO lors de son dernier combat. Miller, lui, est donné outsider à +260.

Miller détient les records UFC du plus grand nombre de combats (46) et de victoires (27) dans la promotion, ainsi que celui du plus grand nombre de finishes (17) et de temps de combat total (7h05) chez les lightweight. « Il y a des tonnes de kilomètres sur mon corps, mais je me sens encore capable de performer », a-t-il déclaré à Cageside Press.

Les clés de la longévité de Jim Miller

À 42 ans, Miller est l’un des combattants les plus âgés de l’UFC. Sa longévité exceptionnelle (46 combats en 19 années consécutives) repose selon lui sur une gestion prudente de son corps. « Si je me blesse sérieusement au genou ou à l’épaule, je ne reviendrai pas », a-t-il prévenu. « Je m’entraîne intelligemment pour maximiser ce qu’il me reste et éviter les accidents bêtes. »

Cette approche tranche avec la tendance actuelle où de nombreux combattants enchaînent les blessures. Miller incarne une forme de sagesse dans un sport où la jeunesse et l’insouciance sont souvent mises en avant. Sa méthode pourrait inspirer une nouvelle génération soucieuse de prolonger sa carrière.

Un possible passage au welterweight

Interrogé sur son avenir, Miller a révélé avoir demandé à monter en welterweight (170 lbs) pour ce combat. « Je voulais éviter une coupe de poids difficile et voir comment mon corps réagirait avec un peu plus de poids », a-t-il expliqué. Bien que sa demande n’ait pas été acceptée pour l’UFC 328, il n’exclut pas de tenter l’expérience prochainement.

L’objectif ultime reste 50 combats dans l’Octogone, un chiffre symbolique qu’il espère atteindre d’ici l’International Fight Week 2027. « Ce serait une belle façon de terminer », a-t-il confié. « Mais tout dépendra de mon état physique. Si une blessure stupide arrive, le chemin du retour sera trop long. »

Perspective : l’héritage d’un guerrier

Jim Miller n’est pas seulement un combattant : il est une institution de l’UFC. Sa longévité, son humilité et sa résilience face aux épreuves personnelles (le cancer de son fils, les blessures) en font un modèle pour les jeunes aspirants. Dans un sport où les carrières sont souvent courtes, il prouve qu’avec de la discipline et de l’intelligence, on peut durer presque deux décennies au plus haut niveau.

Son combat contre Gordon s’inscrit dans une époque où l’UFC mise de plus en plus sur des chocs de générations (comme Pereira vs Gane : le choc des titans au programme de l’UFC Freedom 250). Mais Miller rappelle que l’expérience et le cœur restent des atouts majeurs, même face à des adversaires plus jeunes.

Quel que soit le résultat, ce 47e combat sera un nouveau chapitre dans la légende de Jim Miller. Un chapitre écrit avec la force d’un père qui a vu son enfant triompher de la maladie, et celle d’un guerrier qui refuse de poser les gants avant d’avoir atteint son rêve.

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