Hausse du 1er août : livret A à 1,7%, électricité en hausse, ce qui change

Prix de l’électricité - Les tarifs réglementés vont repartir à la hausse au 1er août

Un 1er août chargé pour le portefeuille des Français

Comme chaque début de mois, le 1er août 2026 marque l'entrée en vigueur de plusieurs mesures qui touchent directement le quotidien des ménages. Cette année, les annonces sont particulièrement scrutées : hausse du taux du livret A, augmentation des tarifs réglementés de l'électricité et versement de l'allocation de rentrée scolaire sont au menu. Tour d'horizon de ce qui change concrètement pour votre budget.

Côté épargne, bonne nouvelle : le taux du livret A et du livret de développement durable (LDDS) passe de 1,5 % à 1,7 % au 1er août. Une décision officialisée à la mi-juillet par le ministre de l'Économie, suivant les recommandations de la Banque de France. Pour un livret A au plafond (22 950 euros), les intérêts annuels passent de 344,25 à 390,15 euros, soit un gain de près de 46 euros. C'est la première hausse de ce produit d'épargne réglementé depuis début 2023, après une période de baisse progressive qui l'avait ramené à 1,5 % en février 2026.

Côté énergie, la note s'alourdit. Les tarifs réglementés de l'électricité augmentent en moyenne de 2,5 % au 1er août, conformément aux recommandations de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Pour un ménage moyen, cela représente environ 26 euros de plus par an sur une facture de 1 000 euros. Une hausse qui s'explique principalement par la révision du TURPE, le tarif d'acheminement de l'électricité, qui progresse de 3,04 %. Enedis, le gestionnaire du réseau, doit compenser un manque à gagner de 231,6 millions d'euros lié à une consommation plus faible que prévu en 2025.

Enfin, les familles attendent avec impatience le versement de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), qui débute ce 1er août. Cette aide, destinée aux ménages modestes, concerne près de 3 millions d'enfants et représente un soutien non négligeable pour préparer la rentrée de septembre.

Électricité : pourquoi la facture augmente et comment l'atténuer

Les raisons d'une hausse programmée

La hausse du tarif réglementé de l'électricité de 2,5 % au 1er août 2026 n'est pas un accident. Elle découle de deux facteurs principaux : l'augmentation du TURPE, qui rémunère l'entretien et le développement du réseau électrique, et l'intégration du nouveau mécanisme de capacité, destiné à garantir la sécurité d'approvisionnement lors des pics de consommation hivernale.

Concrètement, pour un compteur 6 kVA en option base, l'abonnement annuel passe de 187,80 à 192,08 euros, et le prix du kilowattheure augmente de 0,8 %. Pour un appartement familial consommant 3 500 kWh par an, la facture annuelle passe d'environ 867 à 876 euros, soit une dizaine d'euros de plus. L'impact varie selon le profil : environ 7 euros pour un studio, 18 euros pour une maison chauffée à l'électricité, jusqu'à 26 euros pour une grande maison tout électrique.

Le gouvernement avait pourtant promis à l'automne de maintenir le tarif réglementé. Mais les contraintes budgétaires et techniques ont eu raison de cet engagement. Cette hausse s'ajoute à une tendance de fond : malgré les baisses de février 2025 (-15 %) et février 2026 (-0,8 %), le tarif réglementé reste aujourd'hui environ 24,6 % plus cher qu'en août 2020, selon le comparateur Hellowatt.

Des solutions pour alléger la facture

Bonne nouvelle : il existe des moyens de contrer cette hausse. Près de 19,37 millions de foyers français sont encore au tarif réglementé, mais beaucoup pourraient réduire leur facture en changeant d'offre. Selon les spécialistes, un ménage sur deux peut économiser jusqu'à 23 % sur sa facture annuelle en optant pour une offre de marché compétitive.

Le choix de l'offre est en effet un levier bien plus important que les quelques euros ajoutés ce 1er août. Les comparateurs en ligne permettent de trouver des contrats moins chers, notamment ceux qui proposent des tarifs indexés sur le prix de l'électricité sur les marchés de gros, souvent plus avantageux.

Autre piste : adapter sa consommation. Installer un compteur Linky permet de suivre sa consommation en temps réel et de décaler les usages énergivores (lave-linge, lave-vaisselle, recharge de véhicule électrique) aux heures creuses. Pour les plus équipés, les offres à tarification dynamique, qui indexent le prix du kWh sur les fluctuations du marché, peuvent aussi générer des économies substantielles, à condition de pouvoir moduler ses consommations.

Enfin, pour les ménages les plus modestes, le chèque énergie reste un dispositif précieux. Attribué sous conditions de ressources, il peut être utilisé pour payer ses factures d'électricité, de gaz ou encore l'achat de combustible.

Livret A : une hausse bienvenue mais insuffisante ?

Le relèvement du taux du livret A à 1,7 % est une nouvelle qui réjouit les épargnants. Après une longue période de taux bas, ce produit d'épargne réglementé redevient un peu plus attractif. Pour rappel, le taux avait atteint un pic de 3 % en 2023 avant de redescendre progressivement. Cette remontée s'explique par l'inflation, qui reste supérieure au taux du livret A : l'Insee estime l'inflation à 2,1 % sur un an en juillet 2026.

Concrètement, avec ce nouveau taux, les intérêts générés par un livret A au plafond s'élèvent à 390,15 euros par an. C'est mieux qu'avant, mais cela reste inférieur à l'inflation : le pouvoir d'achat des sommes épargnées continue de diminuer légèrement. Les épargnants les plus avertis pourraient donc continuer à préférer l'assurance vie, qui offre des rendements souvent supérieurs (autour de 2,5 % à 3 % en moyenne) même si le capital n'est pas garanti.

Le taux du livret d'épargne populaire (LEP), lui, reste inchangé à 2,5 %. Ce produit, réservé aux ménages modestes, conserve un rendement nettement supérieur à l'inflation, ce qui en fait un placement toujours très intéressant pour ceux qui y sont éligibles.

Cette hausse du livret A a aussi des conséquences indirectes : le taux du livret A sert de référence pour le calcul des intérêts des prêts étudiants, de certains prêts immobiliers (notamment les prêts aidés), et il influence le rendement de l'épargne logement. Une hausse peut donc avoir un léger effet sur le coût du crédit pour certains emprunteurs.

Allocation de rentrée scolaire : un coup de pouce aux familles

Le versement de l'allocation de rentrée scolaire (ARS) commence ce 1er août. Cette aide, versée sous conditions de ressources, concerne les familles ayant au moins un enfant scolarisé de 6 à 18 ans. Son montant est revalorisé chaque année, et pour cette rentrée 2026, il devrait être d'environ 400 euros par enfant.

Cette aide est essentielle pour de nombreuses familles : elle permet de faire face aux dépenses de la rentrée (fournitures, vêtements, équipements sportifs). Elle est versée automatiquement aux bénéficiaires de la CAF ou de la MSA, sans démarche particulière.

Ce qui change aussi : gaz, logopédie, contrats de travail

Au-delà de ces mesures emblématiques, d'autres changements sont entrés en vigueur le 1er août. Les accises sur le gaz naturel et le mazout augmentent, tandis que celles sur l'électricité diminuent. Cette mesure, issue de la loi-programme adoptée en mai, vise à encourager la réduction de la consommation de combustibles fossiles au profit d'une électricité plus respectueuse de l'environnement.

En Belgique, une réforme du droit du travail s'applique également depuis cette date : pour tout nouveau contrat signé à partir du 1er août, le préavis en cas de rupture de contrat durant les six premiers mois est réduit à une semaine. Une mesure qui s'apparente à un retour de la période d'essai, supprimée en 2014, et qui vise à favoriser l'emploi des jeunes en levant un frein pour les employeurs.

Dans le domaine de la santé, les consultations chez le logopède peuvent désormais se faire par vidéoconférence. Une avancée qui facilite l'accès aux soins pour les personnes éloignées des centres urbains ou à mobilité réduite. Le revenu minimum mensuel moyen garanti augmente également, offrant un léger mieux aux travailleurs les plus précaires.

Perspectives : anticiper la fin d'année

Ces hausses successives du coût de l'énergie et de l'épargne interviennent dans un contexte économique tendu. L'inflation, estimée à 2,1 % par l'Insee, devrait se maintenir à un niveau élevé dans les prochains mois, sous l'effet des prix de l'énergie et des matières premières. Le gouvernement devra composer avec des marges de manœuvre budgétaires limitées, alors que la dette publique continue de peser.

Pour les ménages, l'enjeu est de s'adapter à cette nouvelle donne. La comparaison des offres d'électricité et de gaz devient un réflexe indispensable. Les livrets réglementés, s'ils offrent une sécurité, ne permettent pas de battre l'inflation ; l'assurance vie reste une alternative à étudier selon son profil de risque.

À plus long terme, la transition énergétique devrait toujours plus impacter les factures : les investissements dans les réseaux, le développement des énergies renouvelables et la rénovation thermique des bâtiments sont autant de coûts qui seront répercutés sur les consommateurs. En parallèle, les aides publiques, comme le chèque énergie ou la prime à la rénovation, devraient jouer un rôle clé pour soutenir les plus modestes.

Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de rester informé et de ne pas subir ces changements. Comme le rappelle souvent Air Liquide dans ses résultats semestriels 2026, la performance économique dépend aussi de la capacité à anticiper les évolutions de marché. Pour les particuliers, cette maxime vaut aussi : comparer, négocier, adapter ses usages, telles sont les clés pour amortir les chocs à venir.

En résumé

Ce 1er août 2026 est marqué par des hausses qui touchent directement le pouvoir d'achat : +2,5 % sur l'électricité, +0,2 point sur le livret A (mais toujours inférieur à l'inflation), et des accises en hausse sur le gaz et le mazout. L'allocation de rentrée scolaire, versée dès aujourd'hui, apporte un peu d'air aux familles. Dans ce paysage contrasté, la maîtrise de sa consommation et la recherche d'offres plus compétitives restent les meilleures armes pour préserver son budget.

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