Griezmann aux États-Unis : un retour chez les Bleus pour les quarts ?

L'expresso : Griezmann aux États-Unis et vos plus belles photos

Antoine Griezmann fait le grand saut vers la MLS

Depuis le 22 juin, Antoine Griezmann a officiellement entamé un nouveau chapitre de sa carrière à Orlando City, en Major League Soccer. Le champion du monde 2018, arrivé en Floride avec sa famille, découvre un rythme de vie inédit, loin des exigences du football européen. Son contrat, qui court jusqu'en 2028, témoigne de la volonté du club de bâtir son projet autour de lui.

Dès son arrivée, le Français a été accueilli en superstar. Une vidéo de bienvenue, relayée par Yahoo Sports, montre l'enthousiasme des supporters d'Orlando City, qui voient en lui le joueur capable de hisser l'équipe vers de nouveaux sommets en MLS. Mais derrière ce déménagement, une question taraude les suiveurs des Bleus : Griezmann, retraité international depuis avril, va-t-il revenir en tribunes pour soutenir ses anciens coéquipiers lors de la Coupe du monde 2026 ?

Un silence qui intrigue : la FFF attend toujours une réponse

La Fédération française de football (FFF) a multiplié les invitations en direction de Griezmann. Selon Foot Mercato, l'instance lui a proposé d'être associé à des rencontres, voire à un hommage commun avec Olivier Giroud, similaire à celui que les Bleus ont réservé à l'attaquant de l'AC Milan. Mais l'ancien numéro 7 des Bleus n'a toujours pas donné de réponse favorable.

Le média L'Équipe précise que le programme de préparation intense avec Orlando City — où il enchaîne les séances pour s'adapter au climat et au jeu américain — l'a jusqu'ici empêché de se libérer. Le staff des Bleus a néanmoins pris soin d'entretenir le lien : plusieurs maillots floqués à son nom lui ont été envoyés, ainsi que des invitations pour tout match de son choix. Onze Mondial confirme que, pour l'instant, Griezmann n'a assisté à aucune rencontre du Mondial, malgré un suivi discret des performances tricolores.

Si la retraite internationale semble définitivement actée — il l'a annoncée en avril et n'exprime aucun regret, comme le rapporte Foot Mercato —, l'attachement de Griezmann à l'équipe de France reste intact. La seule fenêtre de tir envisagée par le joueur serait un quart de finale. Si les hommes de Didier Deschamps se qualifient contre le Paraguay, le match se jouera à Boston, une ville située à moins de trois heures de vol d'Orlando. Un déplacement tout à fait envisageable pour une présence en tribunes.

Les Bleus en huitième : un contexte tendu avant le Paraguay

Alors que la Coupe du monde entre dans sa phase finale, l'équipe de France a rendez-vous avec le Paraguay en huitième de finale. Un match à suivre notamment sur Prime Video, comme le rappelle le programme TV. L'ambiance dans le camp tricolore est concentrée, d'autant que des blessures sont à déplorer : Aurélien Tchouaméni, notamment, manquera le match.

Dans ce contexte, la possible venue de Griezmann serait un symbole fort. Son statut de légende vivante, avec 137 sélections, pourrait insuffler un supplément d'âme à un groupe qui a perdu plusieurs cadres depuis la dernière Coupe du monde. La présence du champion du monde 2018 rappellerait les heures de gloire récentes, même si, en coulisses, la FFF reste prudente : rien n'est acté et Griezmann pourrait tout à fait choisir de rester concentré sur sa nouvelle aventure américaine.

Une nouvelle vie à Orlando : entre acclimatation et projet sportif

Sur le plan personnel, Griezmann semble épanoui. Selon les informations de L'Équipe, il est « très heureux de son choix de carrière ». Orlando, ville dynamique et cosmopolite, lui offre un cadre de vie plus calme que Madrid, où il résidait depuis 2023. L'aventure en MLS représente aussi un défi sportif : le championnat nord-américain, en pleine expansion, attire de plus en plus de vedettes vieillissantes ou en reconversion, mais Griezmann n'a que 35 ans et entend bien laisser sa marque sur la ligue.

Son engagement avec Orlando City intervient dans un été footballistique chargé, marqué par le Tour de France 2026 où Julian Alaphilippe tente un dernier baroud d'honneur et par les records d'audience de la Coupe du monde aux États-Unis, y compris sur Telemundo. Par ailleurs, les tensions géopolitiques mondiales — comme la célébration par Poutine de la prise de Kostiantynivka — contrastent avec l'insouciance du sport, rappelant que l'actualité est faite de contrastes.

Perspective : le pari risqué de la retraite internationale

La décision de Griezmann de mettre un terme à sa carrière internationale en avril 2026 avait surpris. À 35 ans, il aurait pu prétendre à une place dans le groupe pour la Coupe du monde américaine, d'autant que son expérience aurait été précieuse dans un vestiaire jeune. Mais l'arrivée de nouvelles générations — Doué, Olise, voire d'autres — a rendu la concurrence féroce.

En choisissant la MLS, Griezmann anticipe sa reconversion tout en restant dans le radar des projecteurs. Son cas n'est pas isolé : de plus en plus de stars européennes terminent leur carrière outre-Atlantique, attirées par des contrats lucratifs et un rythme de jeu moins intense. Ce mouvement modifie en profondeur l'équilibre des compétitions internationales, où les sélections nationales doivent composer avec des joueurs moins exposés au plus haut niveau.

Pour les Bleus, la question est double : d'une part, capitaliser sur l'héritage de Griezmann pour souder le groupe ; d'autre part, ne pas dépendre affectivement d'une figure tutélaire qui a déjà tourné la page. Si Griezmann venait à Boston, ce serait une parenthèse émouvante. Mais elle ne changerait rien au fait que l'équipe de France doit désormais apprendre à gagner sans lui.

En attendant, les supporters peuvent suivre la Coupe du monde 2026 avec attention. Et peut-être, croiser les doigts pour que la route des Bleus croise bientôt celle de leur ancien magicien.

Article rédigé le 4 juillet 2026

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