Girondins de Bordeaux : espoir de reprise avec des fonds américains et luxembourgeois

Girondins de Bordeaux : la relégation en Régional 1 confirmée

Le tribunal de commerce valide la candidature de Sparta Capital

Ce jeudi 16 juillet, une étape cruciale a été franchie dans le dossier de reprise des Girondins de Bordeaux. Selon les informations de L'Équipe, les représentants du fonds britannique Sparta Capital ont rencontré le président du tribunal de commerce, le juge-commissaire et le commissaire à l'exécution du plan de continuation. À l'issue de cet entretien, les différentes parties ont jugé la candidature recevable, ouvrant la voie à un recours devant le CNOSF (Comité national olympique et sportif français).

Des financements en provenance des États-Unis et du Luxembourg

Le projet de reprise présenté par Sparta Capital repose sur des financements attendus de fonds américains et luxembourgeois. Le fonds britannique a démontré sa capacité à financer la saison 2026-2027, mais aussi à assumer les engagements du plan de continuation, estimés entre 27 et 59 millions d'euros d'ici 2035 selon les scénarios sportifs. Cette validation était indispensable pour éviter une liquidation judiciaire immédiate et permettre aux Girondins de déposer un recours devant le CNOSF. Le tribunal de commerce n'a pas demandé la résolution du plan de continuation, laissant une fenêtre de tir au projet de reprise.

Une exclusion des championnats nationaux confirmée

En parallèle, la situation sportive du club reste dramatique. Ce mercredi 15 juillet, la commission d'appel de la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) a confirmé l'exclusion des Girondins de Bordeaux de toutes les compétitions nationales. La sentence était attendue : les 9 à 10 millions d'euros nécessaires à une réintégration en National 1 n'étaient pas disponibles. Gérard Lopez, l'actuel propriétaire, a réitéré qu'il n'injecterait pas davantage de fonds après avoir déjà investi 71 millions d'euros depuis juillet 2021.

Le spectre du Régional 1 et de la liquidation

Avec cette exclusion, Bordeaux se retrouve au mieux relégué en Régional 1 pour la saison prochaine, la Ligue de Nouvelle-Aquitaine devant trancher sur le niveau exact. Le maire de Bordeaux et président de la Métropole, Thomas Cazenave, a appelé à "reconstruire" le club, rappelant que les Girondins font partie de l'histoire de la ville. Dans un communiqué, il a assuré que la Métropole était mobilisée pour soutenir le redressement du club et créer les conditions d'une viabilité financière durable.

Un avenir suspendu au recours et à la vente

Le club dispose désormais d'un délai de 15 jours pour déposer un recours devant le CNOSF. Cet organisme rend un avis consultatif souvent suivi par le comité exécutif de la FFF. L'objectif des dirigeants bordelais est de gagner du temps pour finaliser la vente du club avant une audience prévue fin juillet. Gérard Lopez s'est dit prêt à céder le club pour un euro symbolique à un repreneur capable d'assurer sa pérennité. Cependant, un obstacle juridique demeure : le recours au CNOSF ne peut pas introduire d'éléments nouveaux, et il n'est pas certain que la promesse de vente soit considérée comme telle en l'absence d'acquéreur nommément désigné.

Les conséquences d'un échec

Si la vente échouait et que le recours était rejeté, les Girondins de Bordeaux évolueraient en Régional 1. Mais le scénario le plus redouté est celui d'une liquidation judiciaire. Dans ce cas, l'association présidée par Jean-Louis Triaud reprendrait les charges liées au numéro d'affiliation, notamment 4,5 millions d'euros pour les transferts internationaux et 500 000 euros d'indemnités de formation. Si l'association ne pouvait pas honorer ces dettes, le club perdrait son numéro d'affiliation, et avec lui ses titres, son histoire et sa mémoire. Une issue qui serait un crève-cœur pour tout un territoire, comme le rappelle l'ambiance de tristesse et de colère qui règne dans la ville depuis l'annonce de l'exclusion.

Un fragile espoir pour les supporters

Pour les supporters, ce nouvel épisode est vécu comme un véritable feuilleton. Entre les annonces de repreneurs, les recours et les menaces de liquidation, l'avenir du club reste plus que jamais incertain. Alors que la métropole se mobilise et que le tribunal de commerce semble croire en la sincérité du projet Sparta Capital, les prochains jours seront décisifs pour savoir si le club aux six titres de champion de France pourra renaître de ses cendres ou s'il plongera définitivement dans l'oubli.

Pendant ce temps, d'autres actualités secouent le monde sportif et au-delà, comme la panne Facebook et Instagram qui a touché des millions d'utilisateurs ce 19 juillet, ou encore les menaces de mort contre le maire d'Alès qui démontrent une fois de plus l'actualité chargée de ce mois de juillet 2026.

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