Furious : le thriller de l'été débarque sur Hulu avec trois premiers épisodes chocs
C'est l'événement séries du moment. Depuis le 27 juillet 2026, Hulu diffuse Furious, une création d'Elizabeth Meriwether (New Girl, The Dropout) qui fait déjà beaucoup parler d'elle. Les trois premiers épisodes, mis en ligne simultanément, ont immédiatement capté l'attention des critiques et du public, saluant un thriller psychologique d'une rare intensité.
Portée par une Emmy Rossum impériale dans le rôle d'Alice Black, une ancienne officier du NYPD devenue agente stagiaire du FBI, la série explore les méandres d'une traque obsessionnelle. Alice enquête sur une série de morts suspectes de hommes riches et puissants — tous des prédateurs — dont les assassinats portent la signature d'une tueuse insaisissable, Catherine (Lola Petticrew, vue dans Say Nothing).
Le calendrier est désormais connu : après ce lancement en triple épisode, les épisodes 4 à 8 seront diffusés chaque lundi, jusqu'au 31 août 2026. Une disponibilité également confirmée sur Disney+ pour les abonnés internationaux, élargissant encore l'audience potentielle de ce qui s'annonce comme la série phénomène de l'été.
Une mécanique de genre transcendée par le regard d'Elizabeth Meriwether
Une réinvention du film noir des années 1980
Furious est officiellement présentée comme une adaptation libre du film Black Widow (1987) de Bob Rafelson, avec Theresa Russell et Debra Winger. Mais la série en a conservé bien peu : exit le scénario de la veuve noire qui épouse et assassine ses maris pour leur argent. À la place, Meriwether construit un récit bien plus contemporain et politisé, celui d'une femme qui cible systématiquement ses anciens bourreaux — un réseau de trafiquants d'enfants et d'hommes violents.
La critique du Guardian souligne que la série "a abandonné l'intrigue de l'épouse qui tue pour l'argent et a contemporané le reste si radicalement que le résultat ne mérite guère l'hommage que la publicité lui rend". Un constat partagé par Variety, qui voit dans le personnage de Catherine une résonance directe avec l'affaire Jeffrey Epstein, conférant à la fiction une actualité brûlante.
Une galerie de personnages féminins complexes
Le cœur de Furious repose sur trois figures féminines puissantes et nuancées. Emmy Rossum (également productrice exécutive) incarne Alice Black, une femme brisée par un ancien compagnon violent et policier, qui a dû quitter le NYPD après avoir été ostracisée pour avoir dénoncé les violences. Lola Petticrew interprète Catherine, la tueuse, avec une "intensité terrifiante" selon Variety. Enfin, Quincy Tyler Bernstine complète le trio dans le rôle de Nora Washington, la supérieure hiérarchique d'Alice au FBI.
Ce qui relie ces personnages, comme le résume le titre de la série, c'est une forme de rage — une colère féminine qui refuse de se taire et qui devient moteur d'action. Comme le note le Guardian, "Furious est bien nommé. Il est porté tout au long de ses huit épisodes par un courant ininterrompu de rage féminine."
Pourquoi Furious marque un tournant dans le récit de genre
Au-delà des clichés du polar psychologique
Le postulat de base — une jeune détective au bord de la rupture qui traque un tueur en série avec lequel elle partage des affinités troubles — n'a rien de neuf. IndieWire le reconnaît volontiers : "La description ci-dessus pourrait fonctionner comme un synopsis standard pour n'importe quel thriller policier." Mais la force de Furious réside dans sa capacité à transcender ces archétypes.
La série parvient à éviter l'écueil du trauma trop explicatif, même si Variety note que "le lien entre l'héroïne et la tueuse est parfois expliqué un peu trop clairement". Le soin apporté à l'écriture, porté par Meriwether (qui signe les trois premiers épisodes) et une équipe majoritairement féminine de scénaristes, élève le matériau.
Une ambiance portée par une distribution et une bande-son impeccables
Les critiques saluent unanimement la performance de Lola Petticrew, dont le personnage "captive réellement" le spectateur. Mais c'est la direction d'acteurs dans son ensemble qui impressionne. Le casting est renforcé par la présence de Scoot McNairy (Danny Kelly, l'ami fidèle d'Alice) et Jake Lacy (l'ex-compagnon violent), qui incarnent les faces sombres et lumineuses du monde policier.
La bande-son, composée par Ariel Marx, est également saluée par Variety pour sa "partition hantée, partiellement vocalisée, qui établit un ton captivant". L'atmosphère de la série, dense et tendue, en fait selon le Guardian une "télévision pour adultes, une télévision à laquelle il faut prêter attention et qui vous divertit énormément".
Un tournant pour la carrière d'Elizabeth Meriwether
Après avoir conquis le public avec la comédie New Girl, puis impressionné avec les séries limitées The Dropout (sur Elizabeth Holmes) et Dying for Sex (avec Michelle Williams), Elizabeth Meriwether signe avec Furious sa première incursion dans le pur genre policier. Un pari réussi, qui confirme sa capacité à naviguer entre les registres avec une aisance déconcertante. La série confirme une tendance lourde : celle d'un public assoiffé de récits de femmes en colère, puissantes et complexes — des antihéroïnes pour un temps qui ne supporte plus les clichés.
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