Endrick brise le silence : Bellingham et la drôle d'histoire du stage au Brésil

Endrick brise le silence : Bellingham et la drôle d'histoire du stage au Brésil

Endrick : "Jude et Trent m'ont aidé à traverser mes moments les plus sombres"

À quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, le jeune attaquant brésilien Endrick (19 ans) se confie comme rarement. Dans un long entretien accordé à l'émission Men in Blazers sur YouTube, le futur joueur du Real Madrid revient sur son prêt éclair à l'OL, ses difficultés d'adaptation à la Maison Blanche et le rôle déterminant de ses coéquipiers. L'un d'eux, en particulier, l'a appelé chaque jour pour le soutenir : l'Anglais Jude Bellingham.

"Quand il me voyait triste, il me disait toujours : 'Viens ici, mon frère'", raconte Endrick, encore ému. Le numéro 5 madrilène, avec qui il partagera le vestiaire la saison prochaine, n'a jamais cessé de l'encourager, même à distance. Le Brésilien cite aussi Trent Alexander-Arnold, arrivé libre en 2025, comme l'un de ses plus proches confidents. "Trent aussi, je les aime vraiment tous les deux", confie-t-il avec le sourire, avant d'ajouter une touche d'humour : "J'essaie de comprendre leur anglais… mais c'est presque impossible."

Ces confidences tranchent avec l'image d'un joueur parfois réservé. Elles tombent aussi au moment où une vidéo virale montrait le défenseur brésilien Casemiro lui assénant un tacle très appuyé à l'entraînement. Si l'incident a provoqué un tollé chez les supporters, les deux hommes ont été filmés quelques heures plus tard, marchant bras dessus, bras dessous vers le bus de l'équipe. "Ce n'était qu'un geste de compétition", a glissé un membre du staff.

Un prêt salvateur à Lyon pour décrocher sa place en sélection

Transféré à Madrid en juillet 2024 dans un transfert record, Endrick avait connu une première saison compliquée sous les ordres de Carlo Ancelotti. Avec seulement 527 minutes de jeu en Liga, l'ancien prodige de Palmeiras peinait à exister au milieu des stars. "La première année est difficile quand tu arrives dans un vestiaire avec Modric, Vinicius et Rodrygo", explique-t-il.

Son prêt à l'OL, en janvier 2026, fut un tournant. "Ce fut l'une des meilleures décisions de ma vie. Je devais jouer", confie-t-il. Pari réussi : l'attaquant brésilien a inscrit 12 buts et délivré 6 passes décisives en Ligue 1, permettant à Lyon de se qualifier pour la Ligue des champions. Sa renaissance en France lui a valu une place de choix dans la liste des 23 pour le Mondial américain.

Endrick est d'ailleurs attendu de retour à Madrid dès cet été, où il devrait intégrer l'effectif professionnel sous les ordres du nouveau manager, après le limogeage de Xabi Alonso en mars. Un contexte qui renforce l'importance de ses liens affectifs avec Bellingham et Alexander-Arnold.

Le dernier test contre l'Égypte avant d'affronter le Maroc

En pleine tournée de préparation aux États-Unis, la Seleção s'apprête à disputer son ultime match amical samedi 6 juin à Cleveland, face à l'Égypte. Le staff d'Ancelotti, qui continue de tâtonner (Marquinhos et Gabriel Magalhães ont été titularisés contre le Panama), devrait offrir une dernière occasion à Endrick de grappiller des minutes.

Les Brésiliens entreront ensuite dans le vif du sujet le 14 juin contre le Maroc, dans un groupe C qui promet déjà d'être l'un des plus relevés du tournoi. Endrick, qui a foulé le terrain du Maracanã devant 78 000 spectateurs contre le Panama (victoire 6-2), affiche une sérénité inébranlable : "Jouer une Coupe du monde, c'est le rêve de ma vie. Je n'ai pas peur."

Cet état d'esprit, couplé au soutien indéfectible de Jude Bellingham, pourrait bien faire d'Endrick l'un des phénomènes de ce Mondial. Le footballeur brésilien sait que le chemin est encore long, mais il peut compter sur un réseau de soutien bien plus large que les simples limites du rectangle vert.


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