Donnarumma sous le feu des critiques après Manchester City – PSG

JT Foot Mercato : Donnarumma est sous le feu des critiques

Donnarumma, une soirée cauchemardesque contre le PSG

Mercredi soir, Manchester City s'est incliné 4-2 face au Paris Saint-Germain à l'Etihad Stadium en Ligue des champions. Une défaite cuisante pour les Citizens, et une soirée particulièrement difficile pour leur gardien Gianluigi Donnarumma, confronté à son ancien club. Le portier italien, arrivé à Manchester l'été précédent en provenance du PSG, a livré une performance en deçà des attentes, encaissant quatre buts dont certains lui sont directement imputables.

Dès la 13e minute, Désiré Doué a ouvert le score d'une frappe lointaine qui a battu Donnarumma à son premier poteau. Deux minutes plus tard, Ousmane Dembélé a doublé la mise de la tête. Vitinha a inscrit le troisième but peu après la demi-heure de jeu, avant qu'Achraf Hakimi ne touche le poteau. Le quatrième but parisien, l'œuvre de Maghnes Akliouche, est le plus cruel pour l'Italien : initialement auteur d'une belle parade à une main sur une frappe destinée à la lucarne, Donnarumma a vu le ballon, affecté par l'effet, revenir vers sa cage et franchir la ligne malgré une tentative désespérée pour le repousser.

Malgré un doublé d'Erling Haaland qui a permis à City de revenir à 3-2, puis un penalty arrêté à Ferran Torres à la 90e minute, la soirée restera marquée par les erreurs du gardien. Les médias lui ont attribué des notes de 4/10 ou 5/10, soulignant son manque de fiabilité sur des tirs pourtant gérables.

Les critiques fusent

Mehdi Benatia, ancien capitaine du Maroc et ex-joueur de la Juventus et du Bayern Munich, n'a pas mâché ses mots sur le plateau de Canal Football Club. « Dans ce genre de matchs, on parle souvent du premier quart d'heure. Ici, ils ont encaissé deux buts en un quart d'heure, donc clairement il porte la responsabilité du premier but, et il aurait pu faire mieux », a-t-il déclaré. « Ensuite, quand Manchester City est revenu, il a provoqué un deuxième but. Donc tout le match a été un désastre. »

Ces critiques s'ajoutent à celles déjà formulées par d'autres observateurs, qui pointent du doigt l'irrégularité de Donnarumma depuis son arrivée en Angleterre. Le gardien de 27 ans, considéré comme l'un des meilleurs au monde il y a encore quelques années, semble traverser une période de doute.

Un contexte déjà tendu pour Donnarumma

Cette contre-performance contre le PSG intervient quelques jours seulement après un autre incident impliquant le gardien italien. Le 13 octobre, à l'issue de la victoire de Manchester City sur la pelouse de Liverpool (3-0), Donnarumma a été impliqué dans une altercation avec des supporters des Reds dans le tunnel menant aux vestiaires. Alors que les joueurs de City regagnaient les vestiaires après avoir célébré pendant cinq minutes devant leurs propres supporters, ils ont été pris à partie par des fans de Liverpool qui les ont traités de « tricheurs » et de « honte », en référence à la condamnation du club pour violation des règlements financiers de la Premier League.

La situation a failli dégénérer lorsque Donnarumma est revenu dans le tunnel pour confronter une personne qui l'avait apostrophé. Il a été escorté par le personnel du club avant que cela ne s'envenime. La police de Merseyside a indiqué avoir procédé à dix arrestations et qu'un officier avait été blessé au visage, nécessitant une hospitalisation, après un incident survenu à la sortie du stade.

Un climat délétère autour de Manchester City

Ces incidents s'inscrivent dans un contexte plus large de tensions autour de Manchester City. Le club est sous le coup d'une condamnation pour infraction aux règles financières de la Premier League, ce qui alimente l'hostilité des supporters adverses. Les joueurs de City, dont Donnarumma, sont devenus des cibles privilégiées, et les confrontations verbales, voire physiques, se multiplient.

Pour Donnarumma, cette accumulation de pression intervient à un moment où il doit déjà gérer la concurrence en équipe nationale. Marco Carnesecchi, gardien de l'Atalanta, s'est récemment imposé comme une alternative crédible en sélection italienne. Interrogé sur son rôle de doublure, Carnesecchi a déclaré : « Pour nous, Donnarumma est une valeur ajoutée pour l'Italie. Je ne suis pas déçu de ne pas jouer parce que, pour l'instant, le bien de l'équipe nationale passe avant les individus. »

Ces propos, bien que diplomates, rappellent que la position de Donnarumma en sélection n'est plus aussi incontestable qu'auparavant. Ses performances en club, où il alterne le bon et le moins bon, pourraient finir par peser sur les choix du sélectionneur Roberto Mancini.

Un avenir incertain pour le gardien italien

À 27 ans, Gianluigi Donnarumma se trouve à un carrefour de sa carrière. Considéré comme un prodige dès son plus jeune âge, il a quitté le PSG pour Manchester City dans l'espoir de franchir un nouveau cap. Mais depuis son arrivée, il n'a pas encore réussi à convaincre pleinement, et les erreurs à répétition commencent à peser sur sa réputation.

La pression de l'équipe nationale

En Italie, la concurrence s'intensifie. Marco Carnesecchi, 26 ans, enchaîne les performances solides avec l'Atalanta. Depuis le début de la saison 2024-25, il figure parmi les gardiens les plus performants de Serie A en termes de clean sheets et de pourcentage d'arrêts. Ses déclarations récentes montrent qu'il est prêt à saisir sa chance si elle se présente.

Pour Donnarumma, l'enjeu est double : il doit retrouver sa solidité en club pour conserver sa place en sélection, alors que l'Italie s'apprête à affronter la France et la Belgique lors de la prochaine trêve internationale en Ligue des nations. Une nouvelle contre-performance pourrait relancer le débat sur la hiérarchie des gardiens en équipe nationale.

Manchester City face à ses démons

Au-delà du cas individuel de Donnarumma, c'est tout Manchester City qui traverse une période délicate. La défaite contre le PSG, champion d'Europe en titre, a mis en lumière les fragilités défensives de l'équipe d'Enzo Maresca. Avec seulement deux points pris en deux matchs de Ligue des champions, les Citizens sont déjà sous pression dans la course à la qualification.

Le club, toujours sous le coup des sanctions pour infractions financières, doit également gérer un climat extra-sportif de plus en plus hostile. Les incidents avec les supporters de Liverpool et les arrestations qui ont suivi témoignent d'une tension croissante autour de l'équipe.

Pour Donnarumma, la prochaine échéance en Premier League, contre Ipswich Town le 17 octobre, sera l'occasion de tenter de retrouver de la confiance. Mais dans un contexte aussi volatile, chaque erreur pourrait avoir des conséquences durables.

Un tournant dans la carrière de Donnarumma ?

L'histoire de Gianluigi Donnarumma est celle d'un talent précoce qui a toujours suscité des attentes énormes. De ses débuts à l'AC Milan à son transfert au PSG, puis à Manchester City, il a souvent été sous le feu des projecteurs. Aujourd'hui, les critiques se font plus dures, et les doutes s'installent.

Certains observateurs estiment que son style, basé sur une grande présence physique mais parfois une lecture perfectible des trajectoires, ne correspond pas toujours aux exigences du football anglais. D'autres pointent un manque de constance mentale, aggravé par les tensions extrasportives.

Quoi qu'il en soit, les prochaines semaines seront décisives pour Donnarumma. Entre les critiques, la concurrence en sélection et les difficultés de son club, il devra puiser dans ses ressources pour inverser la tendance. À 27 ans, il a encore le temps de rebondir, mais le temps presse.

Le football italien, qui a toujours placé de grands espoirs en lui, attend une réaction. La question est de savoir si Donnarumma parviendra à retrouver le niveau qui avait fait de lui l'un des gardiens les plus courtisés d'Europe, ou si cette période marquera le début d'une descente aux enfers. Seul l'avenir le dira.

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