Disparition de Sonia Vacheret : un corps retrouvé en forêt de Thoraise

Sonia Vacheret, âgée de 54 ans, originaire de Montferrand-le-Château a disparu dimanche 10 mai 2026.

Disparition de Sonia Vacheret : un corps retrouvé en forêt de Thoraise

Quatre mois après la disparition inquiétante de Sonia Vacheret, enseignante de SVT à Besançon, un corps a été découvert lundi 31 août en début d'après-midi en forêt de Thoraise, dans le Doubs. Selon le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, plusieurs objets retrouvés à proximité du corps laissent fortement présumer qu'il s'agit de la quinquagénaire disparue depuis le 9 mai dernier.

C'est un promeneur qui a donné l'alerte après avoir fait cette macabre découverte à une vingtaine de mètres d'une ligne de crête, non loin de la commune de Montferrand-le-Château où résidait l'enseignante. Une autopsie et des prélèvements ADN doivent désormais être réalisés afin de confirmer formellement l'identité de la personne décédée et de préciser les circonstances du décès.

Une enquête pour disparition inquiétante ouverte en mai

Sonia Vacheret, professeure de sciences de la vie et de la terre au lycée Jules-Haag de Besançon, avait été signalée disparue par son compagnon le 9 mai 2026. Le lendemain, le parquet de Besançon ouvrait une enquête pour "disparition inquiétante", confiée à la gendarmerie.

D'importants moyens de recherche avaient alors été déployés : équipe cynophile, hélicoptère, drones, militaires spécialisés en milieu montagneux, battues citoyennes et appel à témoins. Malgré ces efforts, les recherches étaient restées vaines pendant près de quatre mois. Le conjoint de la disparue avait d'ailleurs confié à la presse que les recherches s'apparentaient davantage à une "levée de doute" qu'à de véritables investigations.

Une enseignante affectée par le suicide d'un élève

Selon ses proches, Sonia Vacheret avait été profondément marquée par le suicide d'un de ses élèves, survenu quelques jours avant sa disparition. L'établissement dans lequel elle enseignait avait ainsi été touché par ce drame, mais aucun lien n'a pour l'heure été établi entre ces deux affaires.

L'enquête ouverte après sa disparition n'avait jamais privilégié la piste d'une intervention extérieure. Le procureur Cédric Logelin a réaffirmé que cette hypothèse n'était toujours pas privilégiée à ce stade, alors que le corps a été retrouvé dans une zone boisée isolée, à proximité de son domicile.

Cette disparition rappelle celle d'Aude Fagot, une infirmière de 43 ans volatilisée trois semaines plus tôt dans un secteur voisin. Les deux affaires, qui avaient suscité une vive émotion dans la région, avaient donné lieu à d'importants moyens de recherche et à une couverture médiatique nationale.

Une issue qui reste à confirmer

Si l'identification formelle du corps n'est pas encore établie, la découverte de ce lundi pourrait mettre un terme à des semaines d'angoisse pour les proches de l'enseignante. Les analyses ADN et l'autopsie devraient permettre de lever les derniers doutes dans les prochains jours.

Au-delà du cas particulier, cette affaire relance la question des disparitions inquiétantes en France et des moyens alloués à leur résolution. La découverte du corps en forêt, près de quatre mois après les faits, souligne également la difficulté des recherches dans des zones peu fréquentées.

En attendant les résultats des analyses, la communauté éducative du lycée Jules-Haag de Besançon reste sous le choc, d'autant que l'établissement avait déjà été marqué par le drame du suicide d'un élève quelques jours avant la disparition de l'enseignante. La rentrée scolaire, qui s'annonçait déjà chargée avec les nouveaux programmes et l'interdiction du portable au lycée, prend une dimension particulièrement douloureuse pour les équipes pédagogiques.

L'enquête, confiée à la brigade de recherches de Besançon, se poursuit afin de déterminer les causes exactes de la mort. Les résultats de l'autopsie et des analyses ADN sont désormais attendus avec impatience pour confirmer l'identité de la personne retrouvée et apporter un début de réponse aux proches de Sonia Vacheret.

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