Dino Prižmić crée la sensation à Rome en éliminant Novak Djokovic

Prizmic bat Djokovic à Rome 2026 – 2e tour

Dino Prižmić fait tomber Novak Djokovic à l'Open d'Italie

Rome, 10 mai 2026 — Le choc a eu lieu. Dino Prižmić, jeune qualifié croate de 20 ans classé 79e mondial, a créé l'une des plus grosses sensations de l'année sur le circuit ATP en dominant Novak Djokovic au deuxième tour de l'Open d'Italie. Le score : 2-6, 6-2, 6-4, en près de deux heures trente d'un combat intense.

Vainqueur du premier set avec autorité, le Serbe de 38 ans a subi une nette baisse de régime physique à partir de la deuxième manche. En proie à des problèmes digestifs apparents — qu'il n'a pas souhaité commenter en conférence de presse —, Djokovic a perdu en mobilité, laissant Prižmić dicter les échanges et punir son adversaire avec des amorties redoutables d'efficacité.

Prižmić, qui avait déjà poussé Djokovic dans ses retranchements lors de l'Open d'Australie 2024 (défaite en quatre sets), a cette fois conclu sur sa première balle de match, sur un ace. Le public du Foro Italico, largement acquis au champion serbe, a salué la performance du jeune Croate, qui a su garder son calme dans les moments cruciaux.

Le contexte d'une victoire historique

Ce succès représente le plus grand exploit de la carrière de Dino Prižmić. Déjà vainqueur de Ben Shelton (alors 6e mondial) au Masters de Madrid en avril, il confirme son potentiel sur terre battue. Qualifié pour le tableau principal après deux victoires en qualifications sans perdre un set, puis vainqueur de Fabian Marozsán au premier tour, Prižmić a enchaîné quatre victoires en cinq matchs à Rome. Pour lui qui idolâtrait Djokovic enfant, battre son modèle sur la scène d'un Masters 1000 est un rêve devenu réalité.

Du côté de Novak Djokovic, cette défaite est un signal d'alarme supplémentaire. Le numéro 4 mondial n'avait plus joué en compétition depuis le mois de mars et son élimination à Indian Wells face à Jack Draper. Forfait pour le Masters de Madrid, il n'aura disputé qu'un seul match sur terre battue avant Roland-Garros, qu'il aborde sans le moindre repère compétitif. Interrogé sur sa préparation, Djokovic a reconnu sa frustration : « Je ne me souviens pas, ces dernières années, d'une préparation sans problèmes physiques ou de santé. C'est une nouvelle réalité que je dois accepter. »

Son équipement médical — un strapping visible sur l'épaule droite, changé entre les sets — alimente les interrogations sur son état réel. Le Serbe a toutefois refusé d'évoquer d'éventuelles gênes, préférant saluer la performance de son vainqueur.

Les chiffres d'une désillusion

Pour Djokovic, cette défaite marque une première : il n'avait jamais perdu son premier match à Rome depuis 2007. Invaincu lors de ses débuts dans la capitale italienne depuis 19 ans, le sextuple vainqueur du tournoi voit s'arrêter une série exceptionnelle. Sa saison 2026 est pour l'heure compliquée : un bilan de 7 victoires pour 2 défaites, aucun titre à son actif, et seulement trois tournois disputés depuis janvier. À titre de comparaison, plusieurs de ses rivaux du top 10 comptent déjà plus de 25 matchs.

Djokovic a confirmé qu'il ne disputerait aucun tournoi de préparation supplémentaire avant Roland-Garros, contrairement à son habitude ces dernières saisons. Interrogé sur un possible passage par Genève — tournoi qui lui avait réussi l'an dernier —, il a simplement répondu : « C'est une décision. »

Les implications pour le tableau de Roland-Garros

Ce coup d'éclat rebat les cartes de la saison sur terre battue. Dino Prižmić, désormais lancé, affrontera au troisième tour de l'Open d'Italie un adversaire issu du même quart de tableau. S'il continue sur sa lancée, il pourrait intégrer le top 60 mondial et faire partie des têtes de série à Roland-Garros, où son jeu puissant et sa capacité à varier les angles pourraient poser des problèmes à beaucoup.

Pour Djokovic, l'inquiétude est légitime. À 38 ans, vainqueur de 24 tournois du Grand Chelem, le Serbe a déjà prouvé qu'il pouvait inverser une dynamique défavorable. Mais son corps semble de moins en moins suivre le rythme exigeant du circuit. Alors que Roland-Garros débute dans moins de trois semaines, son entrée en lice pourrait être périlleuse s'il n'a pas retrouvé ses sensations.

Le tennis en pleine transition générationnelle

La victoire de Prižmić s'inscrit dans un mouvement plus large de renouvellement du tennis masculin. Ces dernières semaines, plusieurs jeunes joueurs ont fait tomber des cadors, à l'image de Jannik Sinner — vainqueur du Masters de Madrid — ou de Carlos Alcaraz. La génération des 20-25 ans impose un rythme, une puissance et une endurance que les vétérans peinent à contrer.

Dans une actualité sportive marquée par les surprises, ce type de résultat rappelle que le haut niveau ne pardonne aucun relâchement. Djokovic, l'un des plus grands compétiteurs de l'histoire, n'échappe pas à cette règle. Son parcours à Paris sera scruté de près : un nouvel échec précoce ouvrirait un débat sur son avenir immédiat, tandis qu'un sacre viendrait une fois de plus déjouer les pronostics.

L'Open d'Italie continue, avec son lot de rebondissements. Alors que l'UFC 328 a lui aussi offert son lot de sensations fortes, le monde du tennis vit ce printemps 2026 au rythme des performances des nouvelles générations. Reste à savoir si Novak Djokovic trouvera en lui les ressources pour inverser la tendance.

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