Clémentine Célarié de retour sur scène : une artiste toujours au sommet de son art

Un nouveau spectacle qui fait sensation

Elle n'a rien perdu de son intensité ni de sa capacité à saisir les spectateurs à la gorge. En ce printemps 2026, Clémentine Célarié revient sur le devant de la scène avec un nouveau spectacle qui fait beaucoup parler. Présenté en avant-première à Paris avant une tournée nationale prévue jusqu'en décembre, ce seul-en-scène intitulé Entre deux eaux mêle témoignage autobiographique, textes littéraires et moments de pure improvisation. Les premières représentations ont affiché complet en quelques heures, signe que la fidélité du public pour cette artiste ne s'est pas érodée au fil des décennies.

Les critiques, unanimes ou presque, saluent une performance d'une rare sincérité. « Célarié se livre comme rarement elle ne l'avait fait sur scène », écrit-on dans plusieurs rubriques culture. À 66 ans, la comédienne assume une liberté de ton qui force l'admiration : elle parle de ses combats personnels, de la vieillesse qui approche, du rapport au corps féminin dans le monde du spectacle, et de la façon dont la société perçoit les femmes au-delà de la cinquantaine.

Des dates qui s'arrachent à travers toute la France

La tournée prévue par sa compagnie de production comprend plus de quarante dates dans une trentaine de villes, de Bordeaux à Strasbourg en passant par Lyon, Nantes et Marseille. Une date supplémentaire vient d'être ajoutée à Paris au Théâtre du Rond-Point, où elle se produira début octobre 2026, preuve que la demande dépasse les prévisions initiales. Des places sont encore disponibles dans certaines villes, mais les organisateurs alertent sur la rapidité avec laquelle les salles se remplissent.

Clémentine Célarié, une trajectoire hors du commun

Il est difficile de résumer en quelques lignes une carrière aussi riche et protéiforme que celle de Clémentine Célarié. Révélée au grand public dans les années 1980 au cinéma — notamment avec Betty Blue de Jean-Jacques Beineix en 1986, qui lui vaudra un César du meilleur second rôle féminin —, elle s'est depuis imposée aussi bien au théâtre qu'à la télévision, refusant systématiquement de se laisser enfermer dans une case.

Ces dernières années, elle a multiplié les engagements militants, notamment en faveur des droits des femmes et de la lutte contre les violences conjugales. En 2024, elle avait participé à une campagne nationale de sensibilisation qui avait touché plusieurs millions de personnes sur les réseaux sociaux. Son engagement ne se limite pas aux discours : elle a co-fondé une association qui aide des femmes victimes de violences à se reconstruire par les arts de la scène.

Un rapport au théâtre toujours aussi viscéral

Le théâtre reste son terrain de prédilection depuis maintenant plus de trente ans. Elle y a joué des rôles aussi variés que ceux de Blanche DuBois dans Un tramway nommé Désir, de Lady Macbeth ou encore dans des créations contemporaines signées par des autrices françaises émergentes. Sa méthode de travail, souvent décrite comme « totale » par ses partenaires de jeu, lui vaut une réputation d'exigence absolue, envers elle-même avant tout.

Dans une récente interview accordée à un grand quotidien national, elle confiait : « Je ne sais pas faire autrement que de tout donner. Le plateau, c'est le seul endroit où je me sens vraiment vivante. » Des mots qui résonnent d'autant plus fort que son nouveau spectacle semble précisément construit autour de cette vérité intime.

Ce que ce retour dit de la place des femmes dans le spectacle vivant

Le retour en force de Clémentine Célarié en 2026 s'inscrit dans un mouvement plus large de reconnaissance des artistes féminines de plus de 60 ans dans le paysage culturel français. Le spectacle vivant, longtemps accusé de marginaliser les femmes passé un certain âge, semble traverser une transformation profonde. De plus en plus de programmatrices et programmateurs choisissent délibérément de mettre en avant des voix matures, considérant que ces artistes portent une expérience et une profondeur irremplaçables.

Ce phénomène dépasse le seul champ du théâtre. Dans les médias, on observe également une évolution notable, comme en témoigne le débat récent autour de Léa Salamé quittant « L'Événement » sur France 2, qui a relancé la réflexion sur la visibilité des femmes à l'antenne.

Pour Clémentine Célarié, peu importe les tendances : elle a toujours avancé selon ses propres termes. Et si son retour sur scène en 2026 est aussi attendu et célébré, c'est peut-être simplement parce qu'elle incarne mieux que quiconque cette idée que l'art ne connaît pas d'âge de retraite.

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