Charles Consigny se voit président en 2027 et étrille Salhia Brakhlia

"Le déni jusqu'au ridicule" : Charles Consigny fustige Salhia Brakhlia après sa chronique sur Edouard Philippe et l’immigration

Charles Consigny se projette déjà à l'Élysée

Invité ce lundi 2 novembre de l'émission Les Grandes Gueules sur RMC, l'avocat et essayiste Charles Consigny a créé la surprise en se déclarant candidat à la présidentielle. « Je serai président en 2027, si tout le monde est trop faible. Je serai obligé par la force du destin. Sinon en 2032 », a-t-il lancé, non sans une certaine ironie. Il a même esquissé un début de gouvernement en confiant vouloir nommer Christine Lagarde au ministère des Affaires étrangères.

Cette sortie, qui relève de la punchline médiatique autant que de l'ambition politique, intervient dans un contexte de forte tension. L'avocat, connu pour ses positions tranchées, profite de chaque passage télévisé ou radiophonique pour marteler son analyse de la vie politique française. Il faut dire que le personnage ne cache plus ses ambitions, même s'il les présente avec un humour qui laisse planer le doute sur son sérieux.

Une critique acerbe de la classe politique

Quelques minutes plus tôt, dans la même émission, Charles Consigny avait livré une analyse sans concession de l'état du débat public. « Tout le monde est énervé. Et en face de ça, ceux qui sont censés traduire cette colère dans le débat politique ne sont que dans le calcul et la tactique », a-t-il déploré. Une manière de se poser en observateur lucide, voire en recours, face à une classe politique qu'il juge déconnectée des préoccupations des Français.

Polémique avec Salhia Brakhlia

Mais l'actualité de Charles Consigny ne se limite pas à ses ambitions élyséennes. Le lendemain, mardi 3 novembre, il s'en est pris violemment à la journaliste Salhia Brakhlia. En cause : une chronique diffusée dans Quotidien sur TMC, dans laquelle la journaliste a décrypté les propos d'Édouard Philippe sur les « Français issus de l'immigration ». La consoeur de Yann Barthès avait ironisé sur la sémantique du maire du Havre, l'accusant de faire « le tri entre les bronzés et les blancs ».

Sur son compte X, Charles Consigny a fustigé une prise de position qu'il juge caricaturale. « Le déni jusqu'au ridicule », a-t-il écrit, reprochant à la journaliste de refuser de voir la réalité des événements qui secouent le pays depuis le 17 octobre. Pour l'essayiste, Salhia Brakhlia se serait livrée à une attaque purement idéologique, sans chercher à comprendre les déclarations d'Édouard Philippe, qui avait simplement constaté, sur le plateau du 20H de TF1, que les pillages impliquaient « un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l'immigration ».

Une bataille de récits

Cette passe d'armes illustre la tension qui entoure les débats sur l'immigration et l'insécurité. D'un côté, une journaliste qui dénonce une forme de racialisation du discours politique ; de l'autre, un essayiste qui y voit une forme de déni face à une réalité qu'il estime évidente. Les deux camps s'accusent mutuellement de mauvaise foi, et le débat public s'enlise.

Contexte : une colère populaire qui cherche des débouchés

Cette séquence intervient dans un climat social particulièrement tendu. Depuis le 17 octobre, une série de violences urbaines et de pillages a secoué plusieurs villes de France, ravivant les clivages politiques. La classe politique, déjà en campagne pour la présidentielle de 2027, tente de capitaliser sur ces événements. À droite, on dénonce l'inaction du gouvernement et on réclame des mesures fortes. À gauche, on met en garde contre les amalgames et les discours stigmatisants.

Dans ce contexte, Charles Consigny apparaît comme une voix singulière. Avocat de formation, il s'est fait connaître par ses chroniques dans On n'est pas couché sur France 2, avant de rejoindre Les Grandes Gueules sur RMC. Il cultive une image d'intellectuel libéré, volontiers provocateur, qui n'hésite pas à s'attaquer aux figures de la bien-pensance médiatique. Ses sorties sur l'immigration ou sur la laïcité lui valent autant d'admiration que de critiques.

La présidentielle de 2027 en ligne de mire

La déclaration de Charles Consigny sur sa candidature en 2027 ou 2032 n'est pas anodine. Elle intervient alors que la droite et le centre cherchent encore leur champion pour affronter le Rassemblement national et la gauche. Édouard Philippe, justement, est donné favori dans les sondages, mais il doit composer avec une base électorale divisée sur les questions identitaires. La petite phrase de Consigny sur « ceux qui sont trop faibles » sonne comme un avertissement à l'attention de l'ancien Premier ministre.

D'autres noms circulent, comme celui de Christine Lagarde, citée par l'avocat lui-même pour les Affaires étrangères. La présidente de la Banque centrale européenne, dont le mandat s'achève en 2027, est pressentie pour jouer un rôle politique en France. Certains auditeurs de RMC imaginent même un second tour Lagarde-Bardella. Preuve que l'élection présidentielle de 2027 excite déjà les imaginations.

Perspective : une recomposition politique en cours

Au-delà des anecdotes, la séquence Consigny révèle une tendance de fond : la porosité entre le monde des médias et celui de la politique. Les essayistes et chroniqueurs, forts de leur notoriété, deviennent des acteurs à part entière du débat public, capables de peser sur les agendas. Charles Consigny, avec son style abrasif, incarne cette nouvelle figure de l'intellectuel médiatique qui n'hésite pas à se positionner comme alternative aux partis traditionnels.

Reste à savoir si cette posture se traduira par une véritable candidature. Pour l'heure, l'intéressé entretient le mystère, préférant sans doute tester sa popularité avant de se lancer. Une chose est sûre : ses propos ne laissent personne indifférent, et ils contribuent à alimenter une campagne présidentielle qui s'annonce déjà explosive.

Dans un paysage politique fragmenté, où les électeurs cherchent des figures nouvelles, Charles Consigny pourrait bien être l'un des trouble-fête de 2027. À moins que, comme il le suggère avec ironie, il ne doive attendre 2032.

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