Calendrier OM : Troyes, Angers, Le Havre… la série qui peut sauver ou couler Marseille

OM : le calendrier des premiers matchs de préparation dévoilé

L'OM respire enfin après Troyes

L'Olympique de Marseille a mis fin à une série noire de cinq défaites consécutives en s'imposant sur la pelouse de Troyes (0-2), dimanche 11 octobre, à l'occasion de la 6e journée de Ligue 1. Une bouffée d'oxygène pour des Phocéens qui pointaient à une inquiétante 17e place, en position de relégable, avant ce déplacement dans l'Aube. Les buts d'Harit (50e) et d'Abdelli sur penalty (90e) ont permis à l'OM de quitter la zone rouge et de remonter à la 13e place du classement.

Ce succès, le premier de la saison en championnat, était attendu comme une obligation par de nombreux observateurs. « Le plus important ce soir était de casser cette spirale négative et renouer avec la victoire. On en avait fortement besoin pour les points et la confiance », a reconnu Bruno Genesio au micro de Ligue 1+ après la rencontre. L'entraîneur marseillais, conscient des limites de la prestation, a ajouté : « Ce n'est pas notre meilleur match, loin de là, depuis le début de saison mais on se contentera largement des trois points. »

La rencontre n'a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Dominants dans la possession (63 %), les Marseillais ont longtemps buté sur une équipe troyenne bien organisée, avant de trouver la faille en seconde période. La sortie tendue d'Igor Paixao, remplacé à la 87e minute, a également illustré les tensions qui persistent au sein d'un groupe encore fragile mentalement. « Il était déçu de sortir, peut-être déçu de son match aussi. Ce sont des choses qu'on peut comprendre, dans la frustration et l'énervement », a tempéré Genesio.

Un calendrier décisif qui s'ouvre pour l'OM

Cette victoire à Troyes ne constitue que la première étape d'une série de rencontres que beaucoup considèrent comme décisive pour la saison marseillaise. Les hommes de Bruno Genesio vont enchaîner avec des déplacements à Angers et au Havre, entrecoupés de réceptions de Toulouse et d'Angers, avant un périlleux voyage à Lens pour clore cette séquence jusqu'à la prochaine trêve internationale.

Sur le papier, ces adversaires apparaissent nettement plus abordables que les cadors déjà affrontés en début de saison. C'est en tout cas l'avis du journaliste Nabil Djellit, qui n'a pas mâché ses mots sur le plateau de L'Équipe. « Quatre victoires sur cinq matchs, est-ce faisable ? Ils ont intérêt à le faire parce que pour moi, la saison de l'OM se joue quasiment là », a-t-il lancé, avant même le déplacement à Troyes. Et d'ajouter : « Ça doit être le début de la remontada et là tu ne pourras pas sortir la séquence pleurniche : "on n'a pas eu de recrue pendant le mercato". Là ce sont des adversaires qui sont abordables. »

Le spectre d'une saison déjà compromise

Si la victoire à Troyes a éloigné le spectre d'une crise irréversible, elle n'a pas totalement dissipé les doutes. Car l'OM reste un club en proie à de profondes difficultés depuis le début de l'exercice 2026-2027. Cinq défaites lors des cinq premières journées, un recrutement estival qui a laissé des traces dans l'effectif, et un climat général délétère autour du club : autant de facteurs qui expliquent la position inconfortable des Marseillais avant cette sixième journée.

L'ampleur de la crise était telle que certains chroniqueurs n'hésitaient plus à envisager une saison cataclysmique. « Si tu perds contre l'ESTAC, je retourne ma veste et c'est terminé. Tout le reste sera un désastre », avait prévenu Nabil Djellit, prêt à exclure les Olympiens de la course à l'Europe dès dimanche. Une déclaration qui mesure l'urgence dans laquelle se trouvait le club avant ce déplacement dans l'Aube.

La pression reste néanmoins élevée. Car si l'OM a gagné à Troyes, il n'a pas encore convaincu dans le jeu. Bruno Genesio lui-même a reconnu que son équipe avait « ronronné » en première période, manquant de rythme et de percussion. « Je me suis un peu égosillé sur le banc de touche en première période, je trouvais qu'on ronronnait. On avait la possibilité de venir fixer, de faire des décalages et je pense qu'on a joué un peu petit bras », a-t-il expliqué.

La jeunesse comme bouffée d'air frais

Parmi les motifs de satisfaction, l'émergence de jeunes joueurs comme Kamissoko, titularisé au milieu de terrain, a offert une alternative intéressante. « C'est assez révélateur de la part de Kami et de Bezahaf, ils ont peut-être été les deux joueurs les plus libérés en première période. Je pense qu'il y a l'insouciance de la jeunesse. Kami a été intéressant dans l'équilibre défensif mais aussi dans son positionnement et ses choix techniques, il a fait preuve de beaucoup de justesse », s'est félicité Genesio.

Cette bouffée d'air frais pourrait s'avérer précieuse dans les semaines à venir. Car au-delà des résultats, c'est bien un état d'esprit qu'il faut reconstruire à Marseille. La confiance, érodée par des mois de turbulences, ne se décrète pas. Elle se gagne match après match, victoire après victoire. Et le calendrier qui s'offre aux Marseillais représente à cet égard une opportunité qu'ils ne peuvent pas se permettre de laisser passer.

Un tournant pour la saison marseillaise

La série qui débute pour l'OM revêt une importance capitale. Elle déterminera si le club peut encore espérer jouer les places européennes ou s'il devra lutter jusqu'au bout pour assurer son maintien. Les prochaines semaines serviront de juge de paix. Avec des confrontations contre Angers, Le Havre et Toulouse, trois équipes qui, comme Marseille, luttent pour éviter la zone rouge, les hommes de Genesio ont l'occasion de prendre des points précieux et de créer une dynamique positive.

Mais attention aux fausses promesses. La victoire à Troyes, acquise dans la douleur et sans réelle maîtrise, ne doit pas masquer les carences d'un effectif qui a montré ses limites lors des premières journées. L'OM devra élever son niveau de jeu pour espérer enchaîner. Car si les adversaires à venir sont plus abordables sur le papier, ils n'en resteront pas moins des concurrents directs, prêts à exploiter la moindre faiblesse marseillaise.

Une dynamique à confirmer impérativement

Dans le contexte actuel, chaque match devient une finale. La défaite n'est plus une option. Les supporters marseillais, habitués aux émotions fortes, retiennent leur souffle. Ils savent que la marge de manœuvre est infime et que le moindre faux pas pourrait replonger le club dans la tourmente.

L'entraîneur Bruno Genesio, lui, garde son calme. Il sait que son équipe a besoin de temps et de travail. « La situation dans laquelle on est ne nous permet pas d'être plus exigeants. Bien sûr qu'on aurait aimé faire mieux dans le jeu, proposer plus de choses. Mais mon équipe a quand même montré des qualités mentales, je les ai sentis », a-t-il souligné après la victoire à Troyes. Des qualités mentales qui seront mises à rude épreuve dans les semaines à venir.

Le calendrier de l'OM est désormais connu. Troyes, Angers, Le Havre, Toulouse, Lens : cinq matchs pour se relancer ou sombrer. Cinq matchs pour écrire l'histoire d'une saison qui, il y a encore quelques jours, semblait déjà perdue. Le compte à rebours a commencé. Et à Marseille, personne n'a oublié que la dernière fois que le club s'est retrouvé dans une situation similaire, il a fallu des années pour s'en remettre.

Les prochaines semaines diront si cette équipe a les ressources pour inverser la tendance. Une chose est sûre : le football ne fait pas de cadeau. Et l'OM, plus que jamais, doit se battre pour sa survie en Ligue 1.

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