Lizarazu insiste sur Dembélé en numéro 9
Ce dimanche 4 octobre 2026, Bixente Lizarazu a réaffirmé son soutien à Ousmane Dembélé dans le rôle de numéro 9 de l'équipe de France. Alors que l'attaquant du Paris Saint-Germain peine à retrouver son niveau en sélection, le champion du monde 1998 estime qu'il faut persévérer avec lui dans l'axe. « Je pense qu'il faut insister. C'est vrai que dans l'efficacité… c'est pas encore celui du PSG. Moi, je le trouve vraiment très intéressant sur le pressing. Il faut un gars qui amène tout le monde et il le fait super bien », a-t-il déclaré, relayé par Foot Mercato.
Cette prise de position intervient après une prestation compliquée de Dembélé contre l'Italie, sanctionnée d'un 3/10 par la rédaction de Foot Mercato. Malgré les critiques, Zinédine Zidane continue de défendre son joueur : « Ousmane, il fait du Ousmane. Je n'ai rien de particulier à lui reprocher. » Le sélectionneur l'a repositionné dans l'axe, poussant Kylian Mbappé sur le côté gauche face à la Turquie. Lizarazu approuve cette flexibilité : « C'est peut-être pas terminé pour Mbappé sur le côté gauche et Dembélé dans l'axe. Mais c'est bien aussi de surprendre vos adversaires avec des joueurs qui peuvent jouer à toutes les positions. »
La révolution tactique de l'ère Zidane
Au-delà du cas Dembélé, Bixente Lizarazu analyse plus largement les changements insufflés par Zinédine Zidane depuis sa prise de fonction. Dans sa chronique pour L'Équipe, il souligne une transformation majeure : « Le changement de philosophie au milieu de terrain est peut-être le premier grand marqueur de l'ère Zidane. » Fini le temps où l'entrejeu français reposait sur des profils défensifs. Place à la technique et à la créativité.
« Depuis que Paul Pogba ne porte plus le maillot bleu, on s'est un peu habitué à avoir un milieu de terrain composé régulièrement de deux ou trois joueurs à vocation défensive », constate Lizarazu dans les colonnes de L'Équipe. Avec Zidane, la tendance s'inverse, dans la lignée de ce que pratique l'Espagne ou du PSG de Luis Enrique. L'intégration de joueurs comme Lucas Da Cunha, Rayan Cherki ou Maghnes Akliouche apporte une nouvelle dimension. « Contre la Belgique, un joueur comme Lucas Da Cunha a fait une belle démonstration de maîtrise technique. J'ai adoré son match », confie-t-il sur Foot01.
Des promesses à confirmer
Cette évolution a déjà relancé le débat sur les équilibres anciens. Les prestations de Da Cunha, Akliouche et Camavinga face à la Belgique ont nourri les interrogations autour de profils comme Adrien Rabiot ou Aurélien Tchouaméni. Mais Lizarazu tempère : « Je ne veux pas tirer de conclusion hâtive, parce que le haut niveau, c'est la régularité. » Le véritable test interviendra face à des nations comme l'Espagne, capables de confisquer le ballon. « En changeant les profils de certains joueurs, avec trois milieux techniques et une organisation spécifique, on peut jouer différemment en maîtrisant mieux le match techniquement », résume-t-il.
Contexte : une équipe de France en transition
Depuis l'arrivée de Zinédine Zidane à la tête des Bleus, l'équipe de France affiche un visage nouveau. En seulement deux matches, le successeur de Didier Deschamps a imposé sa patte : une volonté de possession, de technique et de créativité. Face à la Turquie puis la Belgique, il a aligné des milieux à trois très offensifs (Koné-Rabiot-Cherki, puis Da Cunha-Akliouche-Camavinga). Cette philosophie tranche avec l'ère Deschamps, plus pragmatique et axée sur les transitions.
Le soutien de Lizarazu à Dembélé en numéro 9 s'inscrit dans cette mouvance. L'ancien latéral gauche, consultant pour TF1, prône la mobilité et l'incertitude pour les défenses adverses. Il rejoint ainsi la vision de Zidane, qui avait annoncé vouloir une équipe « joueuse, technique et capable d'assumer la possession ». Ce virage s'inspire ouvertement du modèle espagnol et du PSG de Luis Enrique, où le contrôle du ballon est roi. Reste à savoir si cette approche résistera à l'épreuve des grandes compétitions.
Perspective : vers un nouvel équilibre des Bleus
L'évolution prônée par Zidane et validée par Lizarazu pourrait redéfinir l'identité de l'équipe de France. Longtemps fondée sur la puissance athlétique et la solidité défensive, elle chercherait désormais à imposer son jeu face aux meilleures nations. Cette transition s'accompagne de nouveaux défis : intégrer des profils créatifs sans perdre l'équilibre, et trouver la bonne formule pour des attaquants comme Dembélé ou Mbappé, capables d'évoluer à plusieurs postes.
Le cas Dembélé illustre cette recherche de flexibilité. En le maintenant dans l'axe malgré des performances en dents de scie, Zidane et Lizarazu misent sur son potentiel et son activité. Cette confiance portera-t-elle ses fruits ? Les prochains matches, notamment face à l'Italie ce vendredi, offriront un premier élément de réponse. Une chose est sûre : l'ère Zidane est déjà marquée par une rupture philosophique, que Lizarazu observe avec attention.
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