Bernard d'Ormale persiste après son éviction de la Fondation Brigitte Bardot

“K.O et sidéré” : Bernard d’Ormale réagit à son éviction de la Fondation Brigitte Bardot et s'en prend au fils de la star, Nicolas Charrier

Bernard d'Ormale ne désarme pas

Près de dix mois après la disparition de Brigitte Bardot, la bataille autour de son héritage continue de faire rage. Au cœur de la tourmente, Bernard d'Ormale, dernier mari de l'icône française, multiplie les prises de parole pour dénoncer les conditions de son éviction de la présidence de la Fondation Brigitte Bardot. Dans un entretien accordé à Nice-Matin et publié le 15 octobre 2026, il maintient fermement sa position : « Je maintiens mon désaccord avec la vente de certains objets qui appartiennent à notre vie de couple. Je conteste les circonstances dans lesquelles j'ai été écarté de la présidence, que je considère entachées de manœuvres irrégulières. »

L'homme de 84 ans, qui occupait la tête de l'institution depuis la mort de l'actrice, a été remplacé en septembre dernier par Max Guazzini, ex-patron du groupe NRJ et secrétaire général de la fondation depuis 2020. Une décision qui a « sidéré » Bernard d'Ormale, selon ses propres termes, et qu'il attribue à un différend familial avec Nicolas Charrier, le fils unique de Brigitte Bardot.

La vente aux enchères, pomme de discorde

Le conflit couve depuis la mise aux enchères de 285 lots personnels ayant appartenu à Brigitte Bardot, organisée par la maison Millon à l'Hôtel Drouot le 21 septembre 2026. Une vente qui a frôlé le million d'euros et que Bernard d'Ormale a vivement critiquée. « Pourquoi aller vendre Brigitte à la découpe ? », s'était-il indigné, avant de réaffirmer cette semaine son incompréhension face à la dispersion d'objets intimes de sa vie conjugale.

Le nouveau président de la fondation, Max Guazzini, a répliqué quelques jours plus tôt en s'en prenant directement au veuf : « Si Brigitte voyait ça… », a-t-il déclaré, sous-entendant que l'attitude de Bernard d'Ormale aurait déplu à l'actrice. Des propos qui ont profondément blessé ce dernier, qui affirme ne pas chercher à nuire à l'œuvre de sa défunte épouse mais bien à dénoncer la gouvernance actuelle de l'institution.

Un conflit aux allures de guerre familiale

Derrière les joutes verbales se cache une réalité plus douloureuse : la rupture entre Bernard d'Ormale et Nicolas Charrier, fils de Brigitte Bardot né d'une brève relation avec Jacques Charrier. Le veuf reproche à son beau-fils d'avoir orchestré la vente aux enchères sans son consentement, y voyant une atteinte à la mémoire de celle qui fut sa compagne pendant trente-cinq ans.

« J'ai passé trente-cinq ans à ses côtés, chaque jour, près d'elle, avec tendresse et amour. Je la connais mieux que personne », rappelle-t-il avec émotion, souhaitant que sa position soit « entendue avec fermeté et justesse ». Un plaidoyer qui vise autant à rétablir sa version des faits qu'à restaurer son honneur, lui qui se dit victime d'une campagne de dénigrement.

Une fondation en pleine tourmente

La Fondation Brigitte Bardot, créée il y a quarante ans par l'actrice pour la protection animale, se retrouve malgré elle au cœur d'une tempête médiatique. Entre les accusations de mauvaise gouvernance formulées par Bernard d'Ormale et les déclarations offensives de Max Guazzini, l'image de l'organisation risque d'être ternie. D'autant que la fondation doit simultanément gérer ses activités courantes, comme le dépôt de plainte contre un élevage illégal à Altwiller, révélé par DNA il y a quelques heures.

Me Aurélie Caroline Vieugué, avocate tropézienne de Bernard d'Ormale, précise que son client « ne demande aucun privilège, mais le respect de sa dignité et la possibilité de faire entendre sa position ». Une manière de souligner que le combat se veut avant tout symbolique, même si les enjeux financiers et patrimoniaux restent considérables.

Un héritage sous tension

Cette affaire illustre les difficultés récurrentes de gestion des successions de personnalités publiques, particulièrement lorsque des fondations caritatives et des héritiers s'affrontent. La mémoire de Brigitte Bardot, figure emblématique du cinéma et de la cause animale, devient l'objet d'une lutte d'influence où chaque camp revendique l'héritage moral de l'actrice.

À Saint-Tropez, où Brigitte Bardot avait élu domicile à La Madrague, les tensions sont palpables. Bernard d'Ormale, contraint de quitter la célèbre maison, continue de bénéficier d'un certain soutien local, notamment parmi les sympathisants de la fondation qui s'interrogent sur la légitimité des nouveaux dirigeants. La municipalité et les habitants assistent, impuissants, à ce règlement de comptes posthume.

Quelles suites ?

Pour l'instant, aucune action en justice n'a été officiellement engagée par Bernard d'Ormale, bien que son avocate n'exclue pas cette possibilité. Le veuf de Brigitte Bardot entend poursuivre son combat pour ce qu'il estime être la vérité, quitte à polariser davantage l'opinion. De son côté, Max Guazzini et la fondation semblent déterminés à tourner la page et à se concentrer sur leur mission première : la défense des animaux.

Reste que cette guerre ouverte pourrait avoir des conséquences durables sur la crédibilité de la Fondation Brigitte Bardot et sur l'image de l'actrice elle-même. À l'heure où le monde associatif est de plus en plus scruté, cette affaire rappelle combien la frontière entre hommage et exploitation de la mémoire peut être ténue. Une chose est sûre : loin de s'apaiser, le conflit autour de l'héritage de Brigitte Bardot promet encore de faire couler beaucoup d'encre.

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