Benjamin Mendy vend son trophée de la Coupe du monde 2018 pour 54 000 euros

Benjamin Mendy a vendu la réplique du trophée de la Coupe du monde 2018 pour environ 54 000 euros aux enchères

Benjamin Mendy vend son trophée de la Coupe du monde 2018 aux enchères

L'ancien international français Benjamin Mendy a vendu aux enchères la réplique officielle du trophée de la Coupe du monde qu'il avait remporté en 2018 avec l'équipe de France. La vente, organisée par la maison américaine Goldin dans le cadre de la "Global Football Auction Part 2", s'est clôturée le 25 juillet 2026. Le trophée a été adjugé pour 62 200 dollars, soit environ 54 000 euros. Cette décision, révélée par Sportune et confirmée par plusieurs médias, a de quoi surprendre tant ce symbole est chargé d'histoire pour les supporters des Bleus.

Le trophée, une réplique officielle de la coupe remise aux champions du monde, était accompagné d'un certificat d'authenticité signé de la main de Benjamin Mendy. Il présente quelques marques d'usure, dont une fissure à la base, mais reste un objet de collection très prisé. Le joueur, aujourd'hui âgé de 32 ans, évolue depuis septembre 2025 au Pogoń Szczecin, un club polonais. Il a récemment prolongé son contrat d'un an avec cette équipe, où il tente de relancer sa carrière après des années difficiles.

Un trophée chargé d'histoire, vendu dans un contexte particulier

Benjamin Mendy avait été sacré champion du monde en Russie en 2018, aux dépens de la Croatie (4-2). Ce titre restait un moment fort de sa carrière, lui qui comptait alors 10 sélections en équipe de France. Mais depuis, sa trajectoire a été marquée par une longue procédure judiciaire. Accusé de multiples viols et tentatives de viol, il a finalement été reconnu non-coupable en juillet 2023, après deux ans sans jouer. Son passage en prison et cette affaire ont profondément affecté sa carrière, le contraignant à rebondir à Lorient, puis à Zurich, avant de se relancer en Pologne.

La vente de ce trophée intervient dans un contexte où l'ancien latéral de Manchester City cherche visiblement à tourner la page. Interrogé sur son choix, il ne s'est pas exprimé directement, mais cette décision pourrait être motivée par des raisons financières ou personnelles. Le montant de 54 000 euros, bien que conséquent, reste modeste par rapport à la valeur symbolique de l'objet. Pour les collectionneurs, il s'agit toutefois d'une pièce unique, liée à un moment historique du football français.

Un marché des souvenirs footbalistiques en plein essor

Cette vente s'inscrit dans une tendance plus large : le marché des objets de collection sportifs ne cesse de croître. Les maillots, ballons et trophées de légendes se vendent à des prix records. La maison Goldin, spécialisée dans ce domaine, organise régulièrement des ventes aux enchères très médiatisées. Lors de cette même session, d'autres objets liés à des stars comme Lamine Yamal, Pelé ou Lionel Messi étaient également proposés. La clôture de la vente, intervenue juste après le sacre de l'Espagne à la Coupe du monde 2026, a donné une résonance particulière à cet événement.

Pour Benjamin Mendy, cette vente pourrait aussi être un moyen de renouer avec une image positive. Alors qu'il a retrouvé un club stable et un championnat compétitif, il semble vouloir se recentrer sur l'essentiel : le football. Son club, le Pogoń Szczecin, occupe la 9e place du championnat polonais, et le joueur a exprimé son enthousiasme à l'idée de poursuivre l'aventure. Dans un entretien récent, il confiait : "Je m'y suis senti bien dès le premier instant. Les gens qui ne sont pas en Pologne ne se rendent pas compte à quel point le football polonais est beau !".

Un choix qui interroge, mais qui lui appartient

La vente de ce trophée ne manque pas de faire réagir les amoureux du football. Certains y voient un geste décevant, presque une trahison envers les supporters qui ont vibré en 2018. D'autres, plus nuancés, estiment que chacun est libre de disposer de ses biens comme il l'entend. Pour Benjamin Mendy, qui a traversé des épreuves personnelles et professionnelles difficiles, ce trophée symbolisait peut-être aussi un passé douloureux. En s'en séparant, il marque une rupture nette avec cette période.

Cette affaire rappelle que les trophées sportifs, au-delà de leur valeur symbolique, sont aussi des objets marchands. Les répliques remises aux joueurs, bien que moins prestigieuses que le trophée original, trouvent facilement preneurs sur le marché des collectionneurs. Le prix atteint par celui de Benjamin Mendy, malgré ses défauts, témoigne de l'attrait durable pour ces souvenirs.

Alors que la Coupe du monde 2026, remportée par l'Espagne, s'achève à peine, cette actualité relance le débat sur la place des trophées dans le football moderne. Entre patrimoine émotionnel et valeur marchande, les joueurs doivent parfois faire des choix difficiles. Pour Benjamin Mendy, la page est tournée, et il semble résolu à écrire un nouveau chapitre, loin des projecteurs. Son geste, bien que discuté, est en tout cas un sujet de conversation dans le monde du ballon rond. En cette période estivale, il alimente aussi les discussions entre supporters, comme en témoignent d'autres actualités sportives du moment.

Une décision qui s'inscrit dans une carrière en reconstruction

En se séparant de son trophée, Benjamin Mendy poursuit sa reconstruction. Après des années difficiles, il semble avoir trouvé un équilibre en Pologne. Son club a misé sur lui, et il entend bien rendre cette confiance sur le terrain. La vente de ce trophée, bien que symbolique, pourrait être perçue comme un acte libérateur. Elle intervient alors que le joueur a déjà tourné la page de Manchester City, où il avait pourtant été le défenseur le plus cher de l'histoire en 2017. Aujourd'hui, il évolue dans un championnat moins médiatisé, mais il semble épanoui.

Reste à savoir ce que deviendra ce trophée, désormais entre les mains d'un collectionneur. Peut-être rejoindra-t-il un musée, ou peut-être restera-t-il dans une collection privée. Une chose est sûre : il continuera de raconter une histoire, celle d'un joueur au destin singulier, champion du monde un jour, vendant son trophée quelques années plus tard. Une histoire qui, à sa manière, illustre les hauts et les bas du football professionnel.

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