La réforme du hors-jeu de Wenger sur le point d'être abandonnée
La révolution du hors-jeu imaginée par Arsène Wenger pourrait bien ne jamais voir le jour. Selon les informations rapportées le 27 octobre par The Touchline, la proposition de l'ancien entraîneur d'Arsenal aurait 95 % de chances d'être abandonnée. Un pourcentage non confirmé officiellement, mais qui reflète le peu de soutien rencontré par le projet au sein des commissions de l'International Football Association Board (IFAB).
Expérimentée durant la saison 2026 dans la Première Ligue canadienne, la règle modifiée visait à sanctionner un attaquant uniquement si son corps se trouvait entièrement devant l'avant-dernier adversaire. Les résultats de l'essai sont contrastés : sur 112 rencontres, les hors-jeu signalés ont diminué de 54 %, avec 13 buts supplémentaires à la clé. Mais les lignes défensives ont reculé d'environ trois mètres, et des inquiétudes ont émergé concernant les coups de pied arrêtés et l'application sans assistance vidéo avancée. L'UEFA et plusieurs représentants du football anglais avaient déjà critiqué cette proposition, défendue par Wenger depuis 2020 dans le cadre de ses fonctions à la FIFA.
Un revers pour le Chief of Global Football Development
Ce revers intervient alors que Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, voit par ailleurs son nom circuler avec insistance pour la présidence de l'instance. Le 29 octobre, Philippe Diallo, président de la FFF, a validé une éventuelle candidature dans un entretien à Ouest-France : « Il a une légitimité incontestable dans le football. Il a une notoriété aussi internationale, ce qui est aussi peut-être un élément important. Donc, il coche évidemment beaucoup de cases pour être candidat. »
Une candidature à la FIFA qui prend forme
L'élection à la présidence de la FIFA est prévue le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. Le dépôt des candidatures est fixé au 18 novembre, et l'UEFA doit rapidement évaluer les candidatures européennes pour proposer un nom face à Gianni Infantino, président sortant et candidat à sa réélection. Pour l'instant, seuls deux candidats se sont publiquement manifestés : Infantino et Ramon Vega, ancien défenseur suisse de Tottenham et du Celtic, qui s'est porté candidat le 7 octobre.
Wenger, lui, s'est légèrement éloigné d'Infantino en août dernier, notamment à cause du projet de commercialisation de la Coupe du monde lancé par le président sortant. Un projet que le Français affirme avoir découvert dans la presse, sans avoir été informé par la FIFA au préalable. Un épisode qui a nourri les spéculations sur une可能的 candidature de l'Alsacien.
Le soutien de Philippe Diallo
Le président de la FFF a toutefois nuancé son propos : « Après, vous savez, dans ces dossiers-là, c'est souvent aussi une question personnelle, de savoir si on souhaite s'engager dans une campagne qui est forcément lourde. Et donc, c'est une décision à la fin qui lui appartient. » Diallo a également indiqué attendre « d'ici le 18 novembre, un nom » de la part de l'UEFA, qui a défini un profil pour affronter Infantino.
Wenger, un héritage footballistique toujours vivace
En parallèle de ces actualités institutionnelles, Arsène Wenger continue de vanter les mérites du football sous toutes ses formes. Le 29 octobre, il a salué le succès de la première Coupe du monde U-15 de la FIFA et son Festival à Bakou, en Azerbaïdjan, qui réunit 189 associations membres depuis le 22 octobre. Un tournoi disputé en format réduit à huit contre huit, avec des matchs de 20 minutes, sur des terrains plus petits, et près de 1 000 rencontres organisées sur 20 terrains simultanés au complexe de Hovsan.
« La première chose qui ressort, c'est l'image du bonheur et de l'excitation, parce que voir le monde entier réuni ici, et organiser un tournoi avec essentiellement 190 équipes et faire tout cela en une semaine, et [leur donner la chance] de vivre au même endroit. Les joueurs semblent si heureux, si engagés, et voir le monde entier comme ça, uni, en train de communiquer, de danser, de jouer, c'est exactement ce que le football devrait toujours faire », a déclaré Wenger. Il a également souligné la volonté de réduire le format pour éviter un écart trop important entre les nations : « Nous voulions un nombre réduit, pas du 11 contre 11, parce que la différence entre les pays serait trop grande. »
Un format innovant pour les jeunes talents
Approuvée par le Conseil de la FIFA en décembre 2025 pour les joueurs nés en 2011 ou 2012, la compétition comprend 14 joueurs et jusqu'à six membres du staff par délégation. Les équipes disputent quatre ou cinq matchs de groupe seeded par classements seniors et jeunes, avant d'entrer dans six niveaux de performance pour quatre ou cinq autres rencontres. Un format qui, selon Wenger, permet aux petites nations de se frotter aux grandes et de repartir « pleines de rêves et de moments heureux », mais aussi de savoir ce qu'elles doivent améliorer.
Un avenir incertain pour les réformes Wenger
La possible abandonment de la réforme du hors-jeu constitue un coup dur pour Wenger, qui la défend depuis six ans. L'IFAB examine désormais une solution moins radicale, basée sur le torse pour déterminer la position de hors-jeu. Aucune décision définitive n'a été annoncée, mais la prolongation des essais paraît improbable.
Ce dossier illustre la difficulté de faire évoluer les règles du football, tiraillées entre tradition et modernité. Il intervient à un moment charnière pour Wenger, dont l'avenir à la FIFA pourrait dépendre de l'issue de l'élection de mars 2027. Sa candidature, si elle se concrétise, le placerait en concurrence directe avec Infantino, un homme qu'il connaît bien pour avoir travaillé à ses côtés. Une campagne qui s'annonce lourde, comme l'a rappelé Philippe Diallo, et qui pourrait redéfinir le paysage du football mondial.
En attendant, Wenger continue de promouvoir sa vision d'un football plus inclusif et accessible, comme en témoigne son enthousiasme pour le tournoi U-15 de Bakou. Un contraste saisissant avec les résistances rencontrées sur le front des règles du jeu.
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